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Belgian Cats : "Il y aura peut-être moyen de rêver davantage au Mondial" selon Eby Brouzakis

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14 févr. 2022 à 09:24Temps de lecture3 min
Par François Saint-Amand

L’équipe féminine de basketball belge s’est encore transcendée ce week-end pour se qualifier pour le Mondial en Australie. Le journaliste sport et chroniqueur du 8/9 prend la balle au bond pour féliciter une fois de plus la cohésion de cette équipe.

Les Belgian Cats ont tenu leur rang en dominant facilement la Russie à Saint-Domingue.

Après une victoire 98-65 face à Puerto Rico, et une défaite avec les honneurs face aux États-Unis 75-84, la Belgique a remporté son dernier match 66-43 contre la 12e nation mondiale, validant au passage son ticket pour le Mondial en Australie, prévu du 22 septembre au 5 octobre prochain.

Un sport collectif au sommet

Outre les Red Lions, champions du monde et champions olympiques, et les Diables Rouges, 3e de la dernière Coupe du Monde et 1e nation mondiale, l’autre sport collectif belge qui s’installe au sommet, c’est bien le basketball féminin.

Les Belgian Cats sont pourtant moins médiatisées en Belgique que les footballeurs et les hockeyeurs, mais leur performance de ce week-end mérite toute la lumière. En écartant la Russie, les Cats enregistrent leur 5e qualification de suite pour un grand tournoi.

Et leur palmarès n’a rien à envier à celui des hommes : l’équipe féminine de basket belge c’est déjà 2 médailles de bronze à l’Euro 2017 et 2021 et une 4e place à la Coupe du monde 2018. Elles s’étaient alors inclinées en demi-finale contre les États-Unis. Une défaite loin d’être honteuse puisque les Américaines sont intouchables avec 50 victoires de suite, une nation qui n’a plus goûté à la défaite depuis 2006 selon Eby Brouzakis.

Seule ombre au tableau, la défaite contre le Japon en quarts de finale des Jeux Olympiques.

© Belga / Tony Quinn

Un changement d’entraîneur bénéfique ?

Mais la qualification pour le Mondial 2022 en Australie démontre que cette défaite aux JO n’est qu’un petit accident de parcours.

"Je voulais mettre en valeur cette capacité que les Cats ont systématiquement à se reconstruire" souligne à ce propos Eby Brouzakis qui rappelle le changement d’entraîneur opéré après le tournoi olympique : Philip Mestdagh a cédé le relais à Valéry Demory, le 1e entraîneur étranger de l’histoire des Belgian Cats. Pour le journaliste sportif, un coach de cette trempe, 2 fois champion de France et détenteur de 4 coupes de France, prouve aussi "la force d’attraction" de notre équipe nationale.

Le Français peut-il tirer tout le potentiel de ses joueuses ? Après quelques matchs, Eby Brouzakis tire les premiers enseignements de son coaching : "la grande force de ce coach est de concerner toutes ses joueuses : 9 sur 12 ont plus de 10 minutes de temps de jeu". Outre l’implication du groupe, le chroniqueur note aussi le subtil mélange entre jeunesse et expérience. Les stars que sont Julie Allemand, qui vient de signer à Chicago Sky, tenant du titre de WNBA, et Emma Meeseman, qui joue depuis 2014 en Russie, "se mettent au service des jeunescomme Laure Resimont, Élise Ramette, Maxuella Lisowa-Mbaka ou Hind Ben Abdelkader. Les 5 assists et 10 rebonds de la pivot de 28 ans du UMMC Iekaterinbourg marquent en effet son implication dans le collectif belge.

© Francesco Spotorno / Belga

Rêver encore plus grand ?

Certes les Belgian Cats ont perdu leur match contre les États-Unis, mais elles sont passées de moins 20 à moins 9 points au cours de ce match face à la 1e nation mondiale. "Cela traduit aussi l’abnégation de cette équipe des Belgian Cats" estime Eby Brouzakis qui rêve d’un beau parcours pour l’équipe nationale.

Il y a une envie, elles sont 6e mondiales, elles nourrissent l’ambition d’aller très loin dans cette Coupe du Monde. Si elles passent les quarts et qu’elles évitent les États-Unis il y aura peut-être moyen de rêver davantage.

Réponse au début de l’automne 2022 en Australie.

© Francesco Spotorno / Belga

Pour plus d’analyses et de résumés sur le sport, suivez Le regard Sport d’Eby Brouzakis, tous les lundis dans Le 8/9 sur VivaCité et sur La Une.

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