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Biélorussie: le président Loukachenko s'est entretenu avec Poutine, alors que des milliers de manifestants sont dans les rues

Biélorussie: le président Loukachenko veut s'entretenir avec Poutine et dénonce des "interférences extérieures"
15 août 2020 à 11:02 - mise à jour 15 août 2020 à 11:02Temps de lecture2 min
Par Belga

Le président du Bélarus Alexandre Loukachenko s'est entretenu par téléphone samedi avec son homologue russe Vladimir Poutine, en plein mouvement de contestation contre sa réélection contestée, a rapporté l'agence étatique Belta.

"Les présidents ont discuté de la situation en cours à l'intérieur et l'extérieur du Bélarus", a indiqué l'agence bélarusse Belta, sur sa chaîne Telegram, peu de temps après que le président Loukachenko a demandé à s'entretenir avec Poutine pour évoquer la "menace" visant, selon lui, son pays et "toute notre région".

Selon lui, son pays fait face à une "révolution de couleur" - le nom donné à plusieurs soulèvements populaires dans l'ex-URSS ces 20 dernières années - avec avec des "éléments d'interférence extérieure."

Depuis dimanche, des dizaines de milliers de manifestants contestent la réélection d'Alexandre Loukachenko, dénonçant des fraudes massives et la violente répression du pouvoir.

Le pouvoir bélarusse a reçu le soutien de Moscou, qui a dénoncé des tentatives d'"ingérence étrangère" visant à déstabiliser le Bélarus, un allié historique de la Russie, malgré des tensions récurrentes entre les deux pays ces dernières années. Le chef de l'État bélarusse avait notamment accusé la Russie de vouloir réduire son pays à l'état de vassal et de s'ingérer dans le scrutin du 9 août en faveur de ses adversaires.


►►► A lire aussi: Biélorussie: les protestataires libérés racontent les tortures en prison


Encore ce samedi, plusieurs milliers de manifestants étaient à nouveau rassemblés, à Minsk.

Des milliers de personnes convergeaient vers la station de métro Pouchkinskaïa, à l'ouest du centre de Minsk, pour rendre hommage à un manifestant qui a trouvé la mort à proximité lors d'une manifestation lundi dernier. "Non à la violence!", "Vive le Bélarus", scandaient les manifestants, portant des fleurs ou faisant le "V" de la victoire avec les doigts.

Une certaine retenue

Au même moment, entre 500 et 700 personnes se sont réunies avec la famille du défunt autour de son cercueil, exposé dans un autre quartier de la capitale. La foule s'est ensuite dispersée pour se rendre à la station de métro Pouchkinskaïa.

Depuis deux jours, les autorités ont montré des signes de recul et le président Alexandre Loukachenko a lui même appelé vendredi à une "certaine retenue" contre les protestataires, qu'il avait auparavant qualifiés de "moutons" à qui il fallait "remettre le cerveau en place".

Le pouvoir bélarusse a reçu le soutien de Moscou, qui a dénoncé des tentatives d'"ingérence étrangère" visant à déstabiliser le Bélarus, un allié historique de la Russie, malgré des tensions récurrentes entre les deux pays ces dernières années. Le chef de l'État bélarusse avait notamment accusé la Russie de vouloir réduire son pays à l'état de vassal et de s'ingérer dans le scrutin du 9 août en faveur de ses adversaires.

 

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