Biélorussie : les règles d’asile doivent être maintenues telles quelles dans l’UE, selon le groupe S&D au Parlement européen

Une personne originaire d’Irak, rapatriée de Minsk, présente des blessures aux mains causées par un froid extrême subi alors qu’elle tentait d’entrer dans l’UE depuis la Biélorussie, le 26 novembre 2021

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01 déc. 2021 à 15:40Temps de lecture1 min
Par Belga

Parmi les groupes politiques qui soutiennent la Commission européenne, les socialistes et sociaux-démocrates du S&D ont condamné mercredi la proposition de la Commission d’introduire pour six mois une bonne dose de flexibilité dans les règles d’asile pour aider la Pologne, la Lettonie et la Lituanie à gérer l’afflux de migrants et de demandeurs d’asile à leurs frontières avec la Biélorussie.

Décision disproportionnée

Le S&D y voit une suspension des règles d’asile et l’autorisation "de facto" de la détention des demandeurs d’asile, une décision à ses yeux d’autant plus disproportionnée que le nombre de personnes demandant l’asile à ces frontières va décroissant.

"Le fait de retenir les demandeurs d’asile jusqu’à 16 semaines entraînera la détention arbitraire de personnes en quête de protection internationale. Demander l’asile est un droit, pas un crime, et les gens ne devraient jamais être enfermés sans discernement et sans raison. La décision prise aujourd’hui par la Commission est inquiétante et risque de rendre l’UE complice d’une dangereuse campagne de peur", a dénoncé l’eurodéputée allemande Birgit Sippel (S&D).


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Le deuxième plus grand groupe politique du Parlement européen demande à la Commission de veiller à ce que tous les États membres respectent leurs obligations internationales pour garantir le droit d’asile dans l’UE. Il exhorte aussi les autorités polonaises à assurer la transparence à la frontière en permettant aux journalistes d’y accéder.

"Les propositions d’aujourd’hui sont là pour satisfaire les gouvernements de l’UE qui, comme celui de la Pologne, cherchent à utiliser ces personnes vulnérables pour promouvoir leur propre programme anti-migrants", dénonce Mme Sippel.

Oxfam

Le Parlement européen n’est appelé qu’à rendre un avis consultatif sur la question, tandis que l’adoption de la proposition relève du Conseil (États membres).

Oxfam a elle aussi dénoncé cette proposition. "L’Union européenne est en train de permettre aux États membres d’utiliser la vie des migrants comme des pions dans un jeu géopolitique avec la Biélorussie".
 

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