Jupiler Pro League

Bilan 2020, covid 19 et football belge (6/12) : Antwerp

L'Antwerp de Leko veut jouer sur tous les tableaux mais l'enchainement des matchs met les organismes d'un noyau vieillissant à rude épreuve.

© LUC CLAESSEN - BELGA

25 déc. 2020 à 06:00Temps de lecture2 min
Par Manuel Jous avec Jérôme Jordens

275 millions d'euros de perte globale de revenus. En publiant la réalité implacable des chiffres, le 19 novembre dernier, la Pro League a objectivé les terribles conséquences financières de l'épidémie de covid-19 pour nos clubs professionnels.

Aujourd'hui, nos clubs sont face à une nécessité de limiter les dépenses sur le marché de transferts, en faisant preuve d'une inventivité et d'une créativité maximales.

Y sont-ils parvenus ? Dans quelle mesure leurs ambitions sportives ont-elles été affectées par une perte de revenus exceptionnelle, dans tous les sens du terme ? Petit tour d'horizon subjectif en descendant le classement et en comparant les performances.

Les chiffres pris en considération ont été arrêtés au 17 décembre.

Antwerp

Saison 2019-2020 : 31 points après 17 journées 

Saison 2020-2021 : 25 points après 17 journées (-6)

A son grand désarroi, le Matricule 1 est aujourd'hui le… deuxième "club van't stad" (sous-entendez, de la ville d'Anvers). 6 points de moins que l'an dernier à pareille époque, cela peut surprendre, tant ceux qui ont eu la chance de voir jouer l'Antwerp cette saison, ont l'image d'une équipe joueuse, performante, parfois même chatoyante. Un véritable plan de jeu qui fait mouche (notamment dans l'extraordinaire match contre Tottenham, qui a dégoûté José Mourinho lui-même), mais une exigence de succession de matchs qui a fini par coûter cher. L'Antwerp reste aujourd'hui sur une série de 4 défaites consécutives, toutes compétitions confondues, et il est temps pour lui que la trêve arrive.


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La philosophie de Leko est belle (ne pas prioriser les compétitions et aligner chaque fois la meilleure équipe possible) mais elle est aussi exigeante et la répétition d'efforts, le "tour de bouton" à effectuer lors de chaque changement de compétition, commencent à se faire ressentir. D'autant que la moyenne d'âge de l'équipe est beaucoup plus élevée que la norme, notamment avec le trio Haroun (35 ans), Refaelov (34 ans) et Mbokani (35 ans). 

Financièrement l'Antwerp s'en sort bien car l'argent généré par l'excellente campagne d'Europa League (12/18) permet de couvrir les 2,15 millions € dépensés pour attirer le gardien Butez, lever l'option sur Miyoshi ou encore attirer Gerkens.


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Sur papier (et sur le terrain), le 3-4-3 de Leko est performant. De Laet vit une seconde jeunesse, les revanchards Seck et Hongla (délaissés par Bölöni) sont devenus indispensables, Jukleröd a retrouvé son niveau d'il y a deux ans et le le Français Gélin (prêté par Rennes) est directement devenu la clé de voûte de la défense.

Finalement, seuls deux points interpellent vraiment : l'absence de back up pour Mbokani (à moins de changer de système avec Benavente en faux 9) et la mise au ban de Lamkel Zé (on parlera de torts partagés, mais surtout de gros gâchis vu le talent du joueur). Mais cet Antwerp-là a forcément les moyens de finir dans le Top 4.

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