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Birmanie : la junte accuse l’ONU de vouloir "déstabiliser" le pays

L’hôtel de ville de Rangoon, en Birmanie.

© Evelyn Neschenz / EyeEm

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Par Belga, édité par Paul Verdeau

La junte au pouvoir en Birmanie a dénoncé vendredi la résolution adoptée mercredi par le Conseil de sécurité de l’ONU et demandant la fin des violences et la libération des prisonniers politiques, dont l’ancienne dirigeante Aung San Suu Kyi, accusant l’Onu de vouloir "déstabiliser" le pays.

Le Conseil de sécurité a adopté, pour la première fois, cette résolution sur la situation en Birmanie, la Chine et la Russie ayant renoncé à leur droit de veto, qu’elles avaient utilisé auparavant pour bloquer d’autres projets de résolution sur la Birmanie. Le Conseil de sécurité n’était jamais parvenu à surmonter ses désaccords sur ce pays pour adopter une résolution, notamment en raison des veto russe et chinois, et n’avait jamais dépassé le stade des déclarations formelles.

Cette résolution contient "plusieurs éléments intrusifs dans les affaires intérieures de la Birmanie qui enfreignent les principes et les objectifs des Nations unies", a affirmé le ministère birman des Affaires étrangères dans un communiqué. "Exercer des pressions pour déstabiliser la Birmanie plutôt que de soutenir les efforts du gouvernement n’aide pas le pays et la Birmanie n’acceptera pas de tels actes", a déclaré le ministère.

La junte a également réaffirmé dans son communiqué que le parti de Mme Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie, avait remporté les élections de novembre 2020 grâce à des fraudes massives. Les observateurs internationaux soulignent que les élections ont été largement libres et honnêtes. Prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, 77 ans, avait été arrêtée alors qu’elle était cheffe du gouvernement lors du coup d’Etat militaire de février 2021 qui avait mis fin à une décennie de transition démocratique dans ce pays d’Asie du Sud-Est. La répression exercée par les militaires au pouvoir contre les manifestants pro-démocratie ont fait plus de 2500 morts, selon une ONG qui recense les victimes.

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