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Boucle du Hainaut : quelles sont les alternatives ?

Les lignes aériennes moins coûteuses et plus stables que les lignes enterrées

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30 sept. 2020 à 05:57 - mise à jour 30 sept. 2020 à 05:57Temps de lecture2 min
Par Isabelle Palmitessa

Depuis la présentation par Elia (gestionnaire du transport d’électricité à haute tension) de son projet de Boucle du Hainaut, les voix s’élèvent pour remettre en question cette longue ligne (85 km) aérienne qui traversera 14 communes hennuyères.

Au stade actuel, celui de la procédure de révision de secteur, le parcours présenté est un corridor de 200 mètres de large dans lequel s’inscrira dans un second temps le tracé de la ligne de pylônes. En clair, on ne sait pas encore précisément où seront installés ces pylônes. Ce tracé ne sera établi que dans un second temps, sur base des remarques et des informations récoltées lors de cette première étape, la procédure de révision du plan de secteur.

Pourquoi une ligne aérienne ?

Parmi les citoyens concernés, ce sont surtout les habitants de zones rurales qui s’inquiètent de cette grande ligne qui va s’inscrire dans leur paysage. Ils s’inquiètent pour le bruit, pour les conséquences sur la faune, notamment. Parmi ces voix qui s’élèvent, on entend cette question qui revient souvent : "mais pourquoi ne pas enterrer cette ligne électrique ?".

Afin de comprendre les raisons qui ont poussé Elia à opter pour la ligne aérienne et pour explorer les alternatives possibles, nous avons interrogé Jacques Lobry, professeur à la Faculté Polytechnique de Mons (UMons). Il n’a pas fait partie des experts consultés par Elia et c’est donc un avis extérieur qu’il nous donne. "Une ligne à haute tension – nous dit-il – doit aller d’une station haute tension à une autre station haute tension par le chemin le plus court. On peut le faire par voie aérienne ou par câbles sous-terrains. Des câbles qui même si on ne les voit pas, ont quand même une influence sur l’environnement. Et c’est surtout beaucoup plus cher, 5 ou 10 fois plus". Et le Professeur Lobry ajoute que le prix n’est pas le seul problème, il existe aussi de grosses contraintes techniques. "C’est une technologie délicate à mettre en œuvre et la gestion est moins évidente". Si on transporte l’électricité haute tension en sous-sol, il est préférable de le faire en courant continu "mais ça exige des stations de conversion à l’endroit où on va repasser en courant alternatif". Ces stations requièrent de grandes superficies (plusieurs hectares) sur lesquels sont installées des structures de plusieurs étages ). "Il existe des câbles enterrés à haute tension en Belgique mais sur de très courts tronçons".

 

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