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Bourrelier, un métier d'avenir pour les amoureux des chevaux

© Aurore Peignois

24 août 2022 à 07:24Temps de lecture2 min
Par Aurore Peignois

Michel Vervenne a 66 ans et est l’un des rares artisans bourreliers de Wallonie. Sa passion pour le cheval l’a fait quitter Bruxelles pour s’épanouir dans ce " vieux " métier à nouveau plein d’avenir.

Bourrelier est un métier peu banal. Depuis une quinzaine d’années, Michel vit de sa passion pour le confort et le bien-être cheval. Après 4 ans d’étude à la CAMEC (institut spécialisé dans le cuire) à Sorée (Gesves), il devient artisan bourrelier. Il s’occupe ainsi de la création et de la confection de tout l’équipement nécessaire aux propriétaires de " gros " chevaux, utiles notamment pour le débardage en forêt.

Si le cheval est son dada depuis son plus jeune âge quand il en était entouré au quotidien, Michel a tout d’abord passé la plus grande partie de sa carrière à Bruxelles, où il tenait quelques établissements. " Quand j’avais 6 – 7 ans, je participais aux débardages avec des chevaux de traits. C’est aussi un vieux monsieur qui m’a transmis cette passion. Vers 40 ans, je me suis rendu à une Foire du Cheval à Ciney. Et là, ça a été le déclic. J’ai tout plaqué à Bruxelles et je suis revenu en Wallonie, auprès des chevaux. J’avais une grande nostalgie d’où je venais ".

Bourrelier, un métier qui revient au goût du jour

Pour Michel, bourrelier est un métier d’avenir. " Avec l’agriculture bio, de plus en plus de producteurs locaux cherchent aussi la crédibilité au travers des moyens plus naturels et plus respectueux de l’environnement pour les maraichages. Ils viennent donc chez moi pour obtenir tout ce dont ils ont besoin pour leurs chevaux. Je vois un essor extraordinaire, d’autant que nous ne sommes pas nombreux à être bourrelier, je crois qu’on est moins de 10 dans la Province du Luxembourg ".

Michel Vervenne vient chaque année à la Foire de Libramont plus pour le plaisir des rencontres : " j’adore entendre toutes les petites histoires des gens. Il y a encore 40 ans, toutes les familles possédaient au moins un cheval, aujourd’hui c’est beaucoup plus rare, mais les souvenirs sont toujours là, de génération en génération ".

Le bourrelier qui exerce à Ortho voit l’avenir d’une manière sereine. " Tout ira bien. Enfin… J’ai tendance à dire néanmoins que l’homme doit arrêter de faire le con sur la planète qu’on lui prête… car c’est dangereux pour lui mais ce l’est aussi pour le cheval… et lui, il n’a rien demandé ".

Découvrez le reportage de TV Lux sur le travail de Michel Vervenne. 

(Cet article d'août 2016 a été mis à jour le 19 août 2022)

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