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Régions Brabant wallon

Bousval : anthropologue de formation, Benjamin a réalisé son rêve d’enfant en devenant boulanger-pâtissier

Benjamin est tombé dedans quand il était enfant : "Déjà tout petit, j’adorais faire des tartes et des gâteaux".

Quand, en fin de dernière année d’études d’anthropologie, Benjamin annonce qu’il veut devenir pâtissier, les réactions de son entourage sont partagées. Il y a d’un côté, ceux qui trouvent cela génial et les autres qui lui disent qu’il va gâcher sa vie. Peu importe, le pâtissier en herbe est déterminé. "Les mauvaises langues, cela ne m’a vraiment pas découragé. Au contraire. J’avais presque envie de prouver que ce n’était pas un sous-métier, qu’il y avait tout à fait moyen de réussir, entre guillemets, sa vie là-dedans", dit-il avec son petit sourire narquois.

Il faut dire que dans sa famille, personne n’est boulanger. "On n’est pas du tout ‘métier manuel’. Mais Benjamin et ses fourneaux, c’est un peu comme Obélix et sa marmite. Il est tombé dedans quand il était enfant : "Déjà tout petit, j’adorais faire des tartes et des gâteaux". Une passion gourmande, généreuse et gratifiante. "Les plaisirs sont multiples. Le plus immédiat est celui de les manger. Il y a aussi le plaisir de faire plaisir. Quand on apporte un gâteau au chocolat, ça fait plaisir à tout le monde!"

Benjamin Vanderveken vit désormais de sa passion
Benjamin Vanderveken vit désormais de sa passion RTBF

Ma vie, c’est la pâtisserie et je veux le faire maintenant !

Le jeune passionné ne change pas ses habitudes en grandissant. Ses syllabus ne lui font pas oublier sa passion de toujours. "J’allais à l’Unif le jour et je pâtissais le soir à la maison. Je faisais les gâteaux de tous ceux qui fêtaient leur anniversaire". A la fin de son mémoire, l’appel des petits fours est trop fort. Benjamin a une révélation : "Ma vie c’est la pâtisserie et je veux le faire maintenant !". Il se lance alors dans de fructeuses études de pâtisserie. Reste ensuite à trouver le lieu idéal pour mettre ses nouvelles connaissances en pratique.

L’opportunité s’est présentée dans un lieu un peu improbable : la Ferme de la Distillerie à Bousval. Benjamin avait l’habitude de s’y rendre pour acheter des fruits et légumes. Il sympathise rapidement avec les propriétaires et s’aperçoit qu’ils ont des attentes communes. "Au début quand ils m’ont proposé de louer leur atelier au milieu de la ferme, je pensais que c’était une blague!" Mais, très vite, "le Tartisan", comme on le surnomme là-bas, est séduit par le charme des lieux. L’environnement est propice à ses valeurs et ses attentes professionnelles.

Créativité et contacts humains

Ses farines sont issues de l’agricultures biologiques. Il privilégie les produits locaux et de saison pour ses préparations. Benjamin n’est pas le genre de boulanger-pâtissier qui se lève en plein milieu de la nuit pour cuire son pain. Il a des horaires de journée. Un jour sur deux, il pâtisse dans son atelier, le mardi, le vendredi et le samedi, il vend ses produits et ceux de ses collègues agriculteurs dans l’épicerie de la ferme. Ce qui lui plait le plus dans son métier ce sont les phases de créations de nouvelles douceurs et le contact humain avec sa clientèle.

Benjamin a réussi son objectif : devenir le patron de sa petite entreprise. Entreprise qu’il n’a pas l’intention de faire grossir avec ses gourmandises alléchantes. A quoi sert la folie des grandeurs quand on est épanoui ? "Je n’ai pas l’ambition d’avoir plusieurs magasins, je n’ai pas l’ambition d’avoir plusieurs employés. Je m’estime chanceux de faire ce que j’aime et de pouvoir en vivre", explique Benjamin. Il ajoute : "Il n’y a pas de plus beau cadeau que de faire ce qu’on aime au jour le jour".

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