Régions Brabant wallon

Braine-l’Alleud : commune et propriétaire privé saisissent la justice contre l’installation surprise des gens du voyage au Parc de l’Alliance

De dimanche soir à lundi matin, des gens du voyage se sont installés sur ce terrain du Parc de l’Alliance sans demande d’autorisation préalable.

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26 juil. 2022 à 11:48 - mise à jour 26 juil. 2022 à 12:42Temps de lecture2 min
Par Jean-Claude Hennuy

L’information a été confirmée par le gestionnaire privé du parc d’affaires et par le chef de corps de la police locale brainoise, Stéphane Vanhaeren : autorités communales et propriétaire privé saisissent le tribunal de première instance contre l’installation "sauvage" d’un campement des gens du voyage au Parc de l’Alliance.

Dimanche soir et dans la nuit de dimanche à lundi, une petite centaine de caravanes s’est installée sur un terrain proche de l’administration communale. "Environ 300 à 400 personnes, des Belges et des Français, sont arrivées sans prévenir et sans demande d’autorisation", nous a expliqué le 1er échevin de Braine-l’Alleud, Jean-Marc Wautier. "Ils se sont connectés aux arrivées d’eau et d’électricité, sans autorisation. La police est allée sur les lieux. Nous avons discuté avec leurs responsables pour proposer un autre terrain, mais ils n’ont pas accepté cette alternative".

Du côté du propriétaire privé, on souligne "les risques potentiels liés aux branchements d’eau illégaux. Cela pourrait poser problème en cas d’incendie !", nous a affirmé une porte-parole. "Le terrain est sec. Il y a un risque pour les occupants. Puis, il y a un problème possible pour les 4.000 personnes qui travaillent dans le parc d’affaires. Nous disposons de 65.000 m² de bureaux. Il faut donc veiller à l’approvisionnement en eau du site. Un avocat et un huissier sont intervenus. Nous espérons encore une solution à l’amiable pour pouvoir éviter l'expulsion. C’est dans l’intérêt de tout le monde. Mais nous ne pouvons pas accepter cet état de fait non plus".

Rejetés de site en site

"La semaine dernière, nous étions sur un terrain de Genappe", explique le porte-parole de cette communauté de gens du voyage. "Nous sommes sans cesse montrés du doigt et discriminés. On ne veut pas de nous. Alors, nous devons nous installer sans autorisation, puis essayer de négocier pour pouvoir rester une ou deux semaines. On nous harcèle. La police prend des clichés et tente de nous intimider. Il y a très peu de terrains d’accueil en Région wallonne. Et parfois, ils sont trop petits. Nous sommes des êtres humains. Mais nous ne sommes pas respectés. On nous traite de voleurs, de gens sales,… Mais nous sommes des citoyens comme tout le monde. On paie nos taxes. On travaille. Nous avons juste un mode de vie différent. C’est tout !"

Joint par téléphone, le président du Comité national des gens du voyage, Emmanuel Charpentier, rappelle que la problématique du manque de terrains d’accueil reste d’actualité. "Les choses n’évoluent que très très lentement. Je lance déjà un appel à la Région wallonne et aux communes pour trouver des solutions pour cet hiver. Car les sites d’accueil doivent rester accessibles. C’est capital pour nous".

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