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Regions Liège

Braives veut s’attaquer à son problème de population scolaire en diminution

A gauche, l’école communale. A droite, l’école libre de Braives.
03 mars 2022 à 07:35Temps de lecture1 min
Par Olivier Thunus

Septante-cinq enfants étaient à l’école communale de Braives en 2016. Aujourd’hui, il n’y en a plus que 42. Dans la localité, il y a aussi une école libre. Face à la diminution de la population scolaire, la commune commence à s’inquiéter, car il y a un nombre d’élèves minimum pour conserver une école et la crainte, à terme, c’est qu’il n’y en ait plus. Alors la commune a réalisé une étude.

Une étude pour tenter d’analyser les causes de cette diminution de la population scolaire. Et selon l’échevine de l’Enseignement, Cécile Bataille, il n’y a pas de cause unique : " On peut évoquer la dénatalité. C’est une problématique qui n’est pas inhérente à Braives. Toutes les écoles rurales sont en difficulté. Peut-être aussi un effet du décret inscriptions, qui favorise le déplacement de populations scolaires vers les villes déjà ans le primaire pour être certain d’avoir une place dans le secondaire après. On ne comprend pas non plus, et il n’y a pas une cause principale à ça ", explique-t-elle.

Plusieurs causes possibles donc, mais l’étude en pointe aussi une autre du doigt. A Braives, l’école libre organise les maternelles ainsi que les deux premières années primaires. L’école communale réunit quant à elle les quatre dernières années du primaire. Il existe aussi une école communale dans le village d’Avennes, mais elle ne compte que des classes de maternelles. Or un des éléments soulignés par l’enquête, c’est que les parents préfèrent une école où leur enfant pourra être scolarisé de la maternelle à la fin des primaires, ou au moins sous une même direction. Et ça, à Braives, ça n’existe pas. D’où l’idée de mettre les deux réseaux autour d’une même table : " Le Conseil communal a décidé d’organiser une réunion entre les deux pouvoirs organisateurs pour prendre le taureau par les cornes. L’essentiel, c’est de garder un enseignement dans le village de Braives, d’autant qu’il n’y a pas d’animosité ici entre les deux réseaux ", précise l’échevine.

Eviter une guerre scolaire, c’est peut-être aussi une question de survie pour l’enseignement braivois.

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