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Brésil : le Bolsonarisme n'est pas mort, un deuxième tour sera nécessaire aux élections présidentielles

03 oct. 2022 à 04:18 - mise à jour 03 oct. 2022 à 05:58Temps de lecture1 min
Par Belga, édité par Africa Gordillo

L’ex-président de gauche Lula est arrivé en tête du 1er tour de la présidentielle au Brésil dimanche, devant le chef d’État d’extrême droite Jair Bolsonaro. Son avance est toutefois moins importante que le prédisaient les sondages et un second tour aura lieu entre les deux hommes le 30 octobre puisque Lula n’a pas pu décrocher la majorité absolue des votes. Luis Inacio Lula da Silva, icône de la gauche brésilienne, a remporté 47,97% des voix, devant le président sortant d’extrême droite, à 43,60%, a annoncé en soirée le Tribunal Supérieur électoral (TSE), sur la base du dépouillement de 97,69% des bureaux de vote.

Cette courte victoire est décevante pour Luis Inacio Lula da Silva, auquel les sondages promettaient une large avance, voire un triomphe dès le premier tour, qu’il souhaitait célébrer sur la grande avenue Paulista de Sao Paulo. Il devra affronter son ennemi juré lors d’un 2e tour, prévu par la loi électorale le 30 octobre. Le président Jair Bolsonaro a bien mieux résisté que prévu alors que les sondages le disaient traînant loin derrière Lula dans les intentions de vote (36% contre 50%).

Pour le dirigeant populiste, qui a échappé à une défaite humiliante au premier tour, ces quatre semaines peuvent être l’occasion de galvaniser ses troupes dans les rues et de trouver un nouvel élan.

Des candidats bolsonaristes au Congrès

La question est de savoir si Jair Bolsonaro acceptera une éventuelle défaite électorale à l’issue du second tour. Les précédentes déclarations du président populiste de droite laissent penser que non. "Si nous avons des élections propres, alors je gagnerai aujourd’hui avec au moins 60% des voix", a-t-il par exemple déclaré dimanche, après avoir voté au premier tour. Il a affirmé à plusieurs reprises, sans preuve, que le système électoral brésilien était sujet à la fraude et qu’il ne faisait pas confiance aux résultats.

Par ailleurs de nombreux candidats bolsonaristes, dont des ex-ministres du gouvernement, ont été élus au Congrès et comme gouverneurs. Le scrutin auquel 156 millions d’électeurs avaient été appelés, s’est apparemment déroulé sans violences dans le plus grand pays d’Amérique latine.

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