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Brocanteurs, moules-frites et fête : après deux ans d’absence, la braderie de Lille revient

Des stands de la braderie de Lille, le 2 septembre 2017

© PHILIPPE HUGUEN

01 sept. 2022 à 14:30Temps de lecture2 min
Par AFP, édité par Théa Jacquet

Très attendue après deux ans d’absence dus au Covid-19, la braderie de Lille, considérée comme la plus grande d’Europe, redéploie ce week-end ses 80 kilomètres d’étals et quelque 8000 exposants, pour "deux à trois millions de visiteurs". Pendant 34 heures, de samedi 8 heures à dimanche soir 18 heures, la ville se transforme en vide-greniers géant, avec des dizaines de milliers de places assises dans les restaurants, des terrasses élargies ouvertes jusqu’à 2 heures du matin, et des food-trucks, pour déguster une bière ou l’incontournable moules-frites.

"On va pouvoir à nouveau chiner à volonté, déambuler, faire de bonnes affaires, consommer et se régaler", a résumé mercredi Jacques Richir, adjoint à la maire, lors d’une conférence de presse.

Répartis sur 180 hectares fermés à la circulation, des milliers riverains – habitants de Lille, Lomme et Hellemmes – commerçants, mais aussi 600 brocanteurs professionnels et antiquaires, proposeront antiquités, vêtements de seconde main, jouets et autres objets hétéroclites.

A ses origines, qui remontent au Moyen-Age, la braderie permettait aux domestiques de vendre les vieilleries de leurs maîtres. Devenue internationale, elle est organisée chaque premier week-end de septembre.

Hôtels et trains "pris d’assaut"

Après deux ans d’annulations – avec une braderie des commerçants très réduite -, "on s’attend à une grande édition", avec "deux à trois millions de visiteurs, Français, mais aussi Belges, Anglais, Néerlandais…", a estimé Richir.

Hôtels et locations "sont pris d’assaut", "la SNCF dit que les trains seront pleins", et côté inscriptions, "on est full", ajoute-t-il. "L’évènement est à l’image de la ville": "festif, bon enfant, sûr, accessible" avec son entrée gratuite, et "adapté à notre époque d’économie circulaire". Seul bémol : des menaces de grève dans les transports en commun.

La braderie se veut "écoresponsable": depuis 2017, la vente d’objets neufs est interdite, sauf pour les commerçants sédentaires. Les coquilles des 500 tonnes de moules dévorées sont recyclées, notamment en dalles de carrelage et objets décoratifs.

En 2016, la braderie avait dû être annulée en raison de la menace terroriste. Elle était revenue en 2017 dans un périmètre réduit, agrandi en 2018, accompagné d’un large dispositif de sécurité comprenant 3000 policiers, gendarmes et militaires, toujours reconduit depuis.

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