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Bruxelles: des brigades mobiles pour pallier les absences Covid dans les écoles

La Ville de Bruxelles a mis sur pied une brigade mobile pour pallier aux absences d'encadrants pour cause de Covid, dans les écoles qu'elle gère
24 sept. 2020 à 10:06 - mise à jour 24 sept. 2020 à 10:40Temps de lecture1 min
Par RTBF

Deux classes de l’école maternelle Daschbeeck à Bruxelles-Ville fermées pour deux semaines. Plusieurs cas de Covid y ont été détectés et la procédure de quarantaine a donc été enclenchée. Des classes qui s’ajoutent à pas mal d’autres depuis que la rentrée a eu lieu le 1er septembre.

Et pour les pouvoirs organisateurs, fermer des classes ou une école entière du jour au lendemain pose souvent de gros problèmes, logistiques notamment. Mais la ville de Bruxelles a peut-être trouvé la parade, elle a en tout cas mis sur pied des équipes spécifiques d’un genre un peu particulier.

Déjà testé sur le terrain

Il y a quelques jours, quatre institutrices de la même école fondamentale, qui avaient été en contact avec une personne atteinte du Covid, ont dû se mettre en quatorzaine. Normalement, cette situation aurait dû obliger l’école à fermer des classes, faute d’enseignants. Mais pas pour les écoles de la ville de Bruxelles. Car, depuis deux semaines, elles peuvent faire appel à un nouveau service : la réserve Covid. Il s’agit d’équipes volantes qui foncent pour remplacer au pied levé le personnel absent. Il peut s’agir d’instituteurs, d’auxiliaires d’éducation ou, particulièrement demandé en cette période, de personnel d’entretien, en charge du nettoyage et de la désinfection.

Problème : ces enseignants volants, il faut les trouver. "C’est vraiment du personnel qui est en pénurie, surtout les instituteurs primaires. Et donc, il s’agissait de leur offrir des contrats à long terme afin de pouvoir les garder, parce que le marché n’est vraiment pas facile", explique Emilie Dupont, la directrice générale de l’enseignement à la ville.

Des contrats qui doivent attirer… et retenir les candidats

Pour attirer et retenir ces enseignants qu’on s’arrache, la Ville leur propose donc un contrat jusqu’à fin décembre. Actuellement, il y a déjà deux équipes de quatre instituteurs côté francophone et une côté néerlandophone. A cela, il faut ajouter les auxiliaires d’éducation et le personnel d’entretien qui, lui, est engagé jusqu’à la fin de l’année scolaire, et vous arriverez à plus de 60 personnes. Quant à savoir ce que cela coûte à la Ville ? "On estime le budget entre 300.000 et 400.000 euros pour cette année", conclut Emilie Dupont.

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