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Bruxelles: ouverture du procès de la fraude au contrôle technique

Un système de fraude avait été découvert en 2014 dans deux centres de contrôle technique de la Région bruxelloise.

© Belga

15 nov. 2021 à 08:34 - mise à jour 15 nov. 2021 à 12:57Temps de lecture1 min
Par Marc Oschinsky

36 perquisitions, 20 inculpés, 6 personnes incarcérées… c’était en novembre 2014. Une affaire qui avait fait grand bruit à l'époque. Elle avait touché deux centres, ceux de Forest et d'Anderlecht, appartenant à la même société.

Le système était tout simple : des garagistes désiraient revendre des véhicules dont ils savaient qu’ils n’auraient jamais une carte verte. Ils engageaient alors des passeurs, c’est-à-dire des gens chargés de faire passer les voitures.

Si les passeurs payaient le prix normal d’une visite au contrôle technique, c’est que les garagistes s’étaient arrangés directement avec les contrôleurs : ils se retrouvaient une fois par semaine pour régler les comptes. Et, selon la Dernière Heure, qui affirmait tenir ces détails directement d’un contrôleur, les sous-chefs de station encaissaient 10% de la somme ainsi récoltée.

Des tarifs avaient même été fixés. Toujours selon le contrôleur, ça allait de 10 euros pour fermer les yeux sur des phares défectueux à 1000 euros pour une fraude à l’assurance, en passant par une centaine d’euros pour ne rien voir sur l’état des freins.

Des mesures ont-elles été prises pour éviter ces abus ?

Le contrôle technique étant, depuis peu, une compétence régionale, la Région a recruté, tout récemment, deux personnes. Leur rôle : venir de façon aléatoire dans les quatre stations régionales pour contrôler les contrôleurs. Mais tout se fait de façon officielle, au vu et au su de tous les employés des centres. Pas question de se faire passer pour un corrupteur pour tester le niveau d’honnêteté des contrôleurs.

Fraude au contrôle technique: archives JT 24/11/2014

Suite contrôle technique

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