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Business en Russie: l'hôpital qui se fout de la charité

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Faut-il partir ou rester ? C'est la question que se posent encore quelques groupes occidentaux à propos de la Russie. Selon le décompte de l'université de Yale, plus de 400 entreprises étrangères ont déjà quitté le territoire russe.

En réalité, ces entreprises appliquent une forme de remake du boycott qui avait précipité la chute de l'Apartheid en Afrique du sud. Mais aujourd'hui, les dernières entreprises récalcitrantes hésitent encore car un cessez-le feu semble être possible entre les deux belligérants. Autrement dit, faut-il prendre une mesure drastique aujourd'hui avec le risque que la décision soit démentie par un accord de paix d'ici quelques semaines ?

La première réaction, la plus générale, la plus instinctive, c'est de dire que la question ne doit même pas se poser : la morale doit primer les affaires ! Et c'est d'ailleurs le discours extrêmement bien huilé que tient le président ukrainien à l'égard de chaque pays d'Europe ou même à l'égard des Etats-Unis. Il suffit de voir comment il impose sa parole à chaque fois qu'il s'invite - sous les applaudissement nourris des députés - dans chaque parlement. En excellent communicateur qu'il est, Zelensky a un mot, une référence pour chaque pays. Pour les Américains, il va leur parler de Pearl Harbor, pour les Français, il va leur parler de Verdun et de Jean-Paul Belmondo et chez nous en Belgique, il va nous parler du secteur du diamant. Avec à chaque fois, le même message : les entreprises des pays concernés et encore actives en Russie doivent cesser immédiatement d'être les "sponsors de la machine de guerre russe"...

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