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Ça a quel goût un nounours gélifié fabriqué à partir d’éoliennes ?

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Lors d’une conférence rassemblant tout le gratin des chimistes des Etats-Unis, des scientifiques américains ont présenté une nouvelle matière pour la fabrication des pales d’éoliennes afin qu’elles soient recyclées en bonbons, façon ours gélifiés.

Plus de 90% des éléments qui composent une éolienne se recyclent, d’après les estimations de l’Agence de l’environnement (ADEME). Les pales constituent un véritable problème et représentent en partie ces 10% restants. Le souci ? Des matériaux composites en fibres de verre ou en carbone les empêchant de connaître une seconde vie.

C’est un vaste sujet qui s’impose, car à l’horizon 2030 le parc d’éoliennes en Europe est appelé à être démantelé pour être renouvelé. Ce programme de "repowering", consistant à remplacer tout ou partie de ces géants du vent, pourrait mettre hors service jusqu’à 5700 installations.

Une nouvelle résine, réutilisable à l’infini

Toute la problématique repose donc sur le matériau qui compose les pales.

Aux Etats-Unis, les chercheurs de la Michigan University ont trouvé la recette d’une toute nouvelle résine que l’on pourrait réutiliser à l’infini. Elle mélange en fait de la fibre de verre à un polymère confectionné à partir de végétaux. Quand on extrait cette nouvelle matière et qu’on la mélange à différents minéraux, on peut l’utiliser pour fabriquer des éviers ou des plans de travail.

Les applications sont aussi multiples que surprenantes. Quand on plonge cette résine dans une solution alcaline, cela produit du lactate de potassium. Cet additif naturel est très largement utilisé dans l’industrie agroalimentaire en raison de son rôle de régulateur d’acidité et d’émulsifiant. Désigné par le code E326, on peut en avoir besoin pour fabriquer des bonbons ! Les scientifiques américains ne se sont d’ailleurs pas privés pour tenter cette expérience gustative.

Manger des bonbons dérivés d’une pale d’éolienne, cela pourrait en rebuter plus d’un. Pourtant, selon l’un des auteurs de l’étude, "un atome de carbone dérivé d’une plante comme du maïs ou de l’herbe n’est pas différent de celui d’un combustible d’origine fossile". Il ajoute même "tout fait partie du cycle global du carbone".

C’est aussi tout l’enjeu de l’économie circulaire…

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