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Canicule en Belgique : "Nous sommes sous l’influence d’un anticyclone situé sur l’Europe centrale"

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19 juil. 2022 à 04:00Temps de lecture2 min
Par Maud Wilquin sur base des propos recueillis par Olivia Grisard

Savourez une bonne glace et buvez beaucoup d’eau, il fait chaud cette semaine en Belgique. Ce lundi 18 juillet déjà, les températures ont grimpé jusqu’à 29 degrés au Littoral, 30 degrés sur le relief ardennais et jusqu’à 35 degrés ailleurs. Mais c’est aujourd'hui, mardi 19 juillet, que les plus fortes chaleurs se feront sentir. Selon les prévisions de l’Institut Royal Météorologique, l’IRM, il pourrait faire jusqu’à 40 degrés sur le territoire : le code rouge a d'ailleurs été lancé par l'IRM pour les provinces du Hainaut et de Flandre Occidentale.

"Nous sommes sous l’influence d’un anticyclone situé sur l’Europe centrale qui dirige de l’air continental assez chaud sur notre région", explique Fabian Debal, météorologue principal de l’IRM. "Nous sommes aussi sous l’influence d’une masse d’air très chaude qui arrive de la France et se dirige vers nos régions sous la forme d’un panache."

Selon le météorologue, cette masse d’air chaud "stagne sur la péninsule Ibérique depuis plusieurs jours voire plusieurs semaines et est canalisée par l’anticyclone situé sur l’Europe centrale et par la dépression au large du Portugal."

Cette nuit, cette masse d’air chaude progressera vers l’Allemagne et l’Angleterre et les températures diminueront instantanément dans notre pays. "Puisque la bande d’air ne stagne pas sur nos régions, l’épisode d’air très chaud sera très vite balayé par de l’air maritime avec une température sensiblement différente. C’est ce qui fait la différence avec un dôme d’air chaud ou la bande d’air très chaud stagne sur une même région pendant des jours voire des semaines", précise Fabian Debal.

Le répit devrait toutefois n’être que de courte durée pour les personnes qui ne supportent pas la chaleur : "En été, il n’est pas rare que nous soyons sous l’influence de remontées d’air chaud en provenance de la péninsule Ibérique qui coïncide aussi avec des sols secs. Bien sûr ici pourrait s’ajouter probablement un effet du réchauffement climatique. Des extrêmes de températures qui étaient pratiquement impossibles avant vont devenir plus probables dans le climat actuel qui s’est déjà réchauffé par rapport à la période préindustrielle et qui pourrait encore se réchauffer dans les prochaines décennies."

Fabian Debal, météorologue principal de l'IRM, revient sur la vague de chaleur que nous connaîtrons dès ce 18 juillet

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