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Festival de Cannes

Cannes 2022 : la coproduction belge "Alma Viva", avec Catherine Salée, à la Semaine de la critique

19 mai 2022 à 10:01Temps de lecture2 min
Par Belga

La coproduction belge "Alma Viva" de la cinéaste franco-portugaise Cristèle Alves Meira a été projetée mercredi matin à la Semaine de la critique, section parallèle du Festival de Cannes dédiée aux premiers et deuxièmes films, en présence de la réalisatrice et des acteurs. Le long métrage, avec à l’affiche Catherine Salée, concourt également pour la Caméra d’or, qui récompense le meilleur premier film toutes sections confondues.

"Alma Viva" plonge le public dans les montagnes du Portugal. Salomé, neuf ans, quitte la France pour passer ses vacances dans le village isolé de sa grand-mère. Lorsque cette dernière décède brutalement, Salomé s’aperçoit qu’elle est possédée par l’esprit de celle-ci, qui règle ses comptes depuis l’au-delà. Prise dans la tourmente familiale des obsèques, et devant les regards méfiants des villageois qui l’accusent de sorcellerie, la petite fille tente désespérément de se libérer de ce troublant héritage.

Coproduit par la société belge Entre Chien et Loup, "Alma Viva" a été tourné dans le village de la grand-mère maternelle de Cristèle Alves Meira, dans la région de Tras-Os-Montes.

"On pratique réellement la sorcellerie dans ces montagnes du nord-est du Portugal. Ce sont des rituels qui se font en cachette et c’est tabou d’en parler. Au début, j’avais peur d’aborder ce sujet au cinéma, de le rendre public. Je ne savais pas si j’avais le droit de le faire. Parce que j’ai toujours vu les gens se cacher pour en parler", explique la cinéaste.

Le projet est né d’un sentiment d’injustice que j’ai ressenti à la mort de ma grand-mère maternelle. J’avais une vingtaine d’années et j’ai vu mes oncles et mes tantes se déchirer autour de sa dépouille pour une vulgaire question d’argent […] Elle est restée sans sépulture pendant deux ans. Cette brutalité dans les rapports humains m’a frappée au point de vouloir en faire un film. J’avais besoin de comprendre ce qui pouvait mener à ça.

De cette histoire personnelle, il ne reste finalement qu’une seule scène dans le film, la réalisatrice ayant décidé de se focaliser sur la relation d’une grand-mère avec sa petite-fille.

A l’écran, le personnage principal est interprété par la propre fille de la réalisatrice. "À vrai dire, je n’avais jamais envisagé de travailler avec ma fille pour ce long-métrage. […] Mais, Lua a démontré un désir de jouer et s’est emparée du rôle de façon tout à fait naturelle. C’est alors devenu une évidence", souligne-t-elle.

Au milieu du casting majoritairement portugais, on notera également la présence de Catherine Salée, qui incarne la copine française de l’oncle de Salomé.

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