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Caroline Désir: "Je me réjouis que l'on garde les écoles ouvertes"

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06 oct. 2020 à 18:00 - mise à jour 06 oct. 2020 à 18:00Temps de lecture2 min
Par Catherine Tonero

Depuis la rentrée scolaire, le nombre de contaminations dans les écoles, comme ailleurs, augmentent. Elles concernent surtout les élèves du secondaire et les membres du personnel, jusqu'à provoquer la fermeture de certains établissements. Des écoles qui doivent appliquer des consignes jugées peu lisibles et des directions qui croulent sous les tâches qui se multiplient. Pour faire le point sur la situation sur le plateau de CQFD: Caroline Désir, ministre de l'Education en Fédération Wallonie Bruxelles.

Le nouveau ministre de la santé Frank Vandenbroucke l'a annoncé en ces termes: c'est "pour que nos enfants puissent continuer à aller à l'école", notamment, que les nouvelles mesures de lutte contre le coronavirus ont été prises. "C'est un changement de paradigme", observe Caroline Désir qui s'en réjouit: "c'est comme si le droit à l'éducation devenait une priorité portée par la société. C'est important car on sait à quel point cette rentrée est difficile, les enseignants nous disent à quel point le confinement a fait des dégâts en termes d'apprentissages ou de liens".

Quid des contaminations à l'école?

C'est l'ONE qui fournit ces chiffres chaque semaine, sur base des données des services de santé scolaire. Les derniers dont on dispose concernent les cas positifs signalés pour la quatrième semaine de rentrée: soit 114 cas pour 100 000 élèves de l'enseignement fondamental et secondaire en Belgique francophone. Ce chiffre était de 36 pour la deuxième semaine de rentrée, et de 80 pour la troisième. 

Selon l'ONE, l'augmentation concerne surtout les élèves de secondaire et les membres du personnel des écoles. Et seul un cas positif sur cinq peut être lié à une transmission à l'école. On parle pour la quatrième semaine de rentrée de 7 215 élèves mis en quarantaine et 350 membres du personnel. Le nombre d'élèves écartés temporairement des classes représente moins de 1% de l'ensemble des élèves du fondamental et du secondaire.

"On garde le nez sur ces chiffres, mais ils restent gérables", commente la ministre, "on est aussi rassurés par le fait qu'il semble y avoir peu de contaminations qui se passent à l'école en secondaire [...] Ce qui nous tracasse le plus au niveau organisationnel, ce sont les quarantaines. Et je dois ici tirer mon coup de chapeau aux directions qui assument, en plus de leur tâches administratives et pédagogiques habituelles, la gestion des cas covid. C'est un casse-tête pénible mais on doit continuer de se retrousser les manches pour assurer le mieux possible cette continuité pédagogique, en sachant que cette année va être chaotique".

J'ai entendu l'appel à l'aide des directions

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Plateforme d'enseignement en ligne: 100 000 utilisateurs

Caroline Désir assure que si le code couleur à l'école doit changer, l'enseignement est prêt: "Si on devait basculer à de l'enseignement à distance, on a demandé aux écoles de mettre au point un stratégie d'hybridation. On a créé une plateforme d'enseignement à distance, "Happi", qui compte aujourd'hui plus de 100 000 utilisateurs. Ca aide aussi en cas de quarantaine à pouvoir continuer à travailler depuis la maison [...] A minima, il faut s'assurer que les élèves puissent voir la matière vue en classe".

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