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Le 8/9

Cats On Trees : "On n’avait encore jamais travaillé seul sur un morceau"

Nina Goern de Cats On Trees, pour l'album "Alie"

Le 8/9

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Nina Goern était l’invitée du 8/9 pour le nouvel album de son groupe Cats On Trees, Alie. La chanteuse et pianiste a dévoilé comment le duo a travaillé à distance sur ce disque et son envie de chanter en français.

Souvenez-vous, les Cats On Trees se sont révélés au public grâce à leur tube Siren’s Call.

Nina et Yohan ont aussi occupé le fauteuil rouge de coach dans The Voice Belgique en 2016.

Aujourd’hui, le duo est de retour depuis le 28 janvier avec un nouvel album : Alie. Après Please Please Please, le 1er extrait de ce nouveau disque, Nina et Johan en ont dévoilé un 2ème : She Was A Girl.

Ils seront en concert le 14 avril à Bruxelles à La Madeleine.

Une nouvelle méthode de travail grâce au confinement

Les Cats On Trees ont avancé à pas feutrés sur leur 3e album. Malgré déjà quelques chansons finalisées avant la pandémie de covid-19, le duo français a été contraint de se séparer lors du confinement pour poursuivre la réalisation de l’album, avant de mieux se retrouver.

"Nous nous sommes retrouvés séparés avec Yohan, avec l’obligation de travailler séparément, et d’être dans une grande introspection et de nourrir aussi notre individualité à chacun, chose qu’on n’avait jamais faite jusqu’à maintenant. Se retrouver seul face à soi-même, aussi retrouver une relation avec ses enfants, les gens qu’on aime, c’était finalement l’essentiel. J’avais vraiment envie de parler de cela. C’est donc un album très intime et introspectif" résume Nina Goern.

Habitués à bosser chaque morceau en duo, Nina et Yohan ont, à leur grande surprise, trouvé un nouvel équilibre en travaillant à distance, selon leurs propres envies. "On n’avait jamais travaillé un morceau seul jusqu’à maintenant. C’est génial parce qu’on s’est rendu compte qu’on était finalement très différent : Yohan travaille la nuit parce qu’il est un grand insomniaque, et moi j’adore travailler très tôt le matin. On a chacun travaillé ainsi sur les chansons qu’on aimait profondément et cela a donné beaucoup d’air (frais) aux chansons" a constaté la chanteuse et pianiste.

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Une collaboration avec deux stars du son

Toute la réalisation s’est même très bien agencée avec le confinement. Les Cats On Trees ont bénéficié de l’expertise du producteur Liam Howe, connu pour avoir réalisé le premier album de Lana Del Rey, et de l’ingé-son Mark Stent, qui a collaboré avec les plus grandes stars de la musique populaire.

Nina Goern révèle comment elle et Yohan sont entrés en contact avec ces deux architectes britanniques du son. "On a envoyé des bouteilles à la mer. Tant pis si personne ne nous répond. Cela signifierait qu’on doit le faire tout seul. On a proposé à Liam Howe et on n’a pas eu de réponse. On a donc avancé seuls pendant des mois. En fin de création, il a dû ouvrir ses mails indésirables et tomber sur nous. Il nous a écoutés et s’est dit qu’il avait vraiment envie de bosser avec nous. Il nous a appelés et nous a dit : 'Vous êtes les Cardigans français, (NDLR : groupe de rock suédois populaire dans les années 90 avec deux tubes, Lovefool et My Favourite Game) je veux travailler avec vous'. C’était un grand honneur et il est arrivé en fin de création apporter sa touche pop anglaise, c’était extraordinaire" relate l’artiste toulousaine.

"On ne pouvait pas se voir, on aurait adoré aller en Angleterre mais ce n’était pas possible, et travailler chacun derrière un ordinateur nous mettait finalement d’égal à égal et c’était très intéressant comme démarche" ajoute-t-elle.

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De l’anglais au français

Élément frappant à la lecture des plages de l’album Alie, on retrouve plusieurs titres en français comme La tendresse. Les Cats On Trees, qui affectionnent l’anglais, n’avaient pas habitué leur public à chanter dans la langue de Molière.

L’ancienne coach de The Voice Belgique explique ce changement textuel : "On trouve que l’anglais porte la musique. Parfois on pense que la musique n’a pas besoin de mots car elle est aussi un langage à part entière. Ce temps suspendu et la douceur des moments passés avec mes enfants (pendant le confinement), j’avais envie de le transmettre de manière immédiate. Je voulais que les gens le ressentent spontanément. Le seul moyen de le faire, c’est avec le français".

Couple au travail mais pas à la vie, Nina et Yohan ont chacun ressenti ce même besoin d’évoquer la parentalité. "On parle beaucoup du temps passé avec les enfants, de nous en tant que parents, et de notre relation avec eux dans cet album. On leur a lu énormément d’histoires, je leur ai lu beaucoup de contes. J’ai adoré lire de la poésie car c’est une belle manière de dire des choses sombres, mélancoliques, avec beaucoup de douceur. C’était une porte ouverte à l’écriture en français, je me suis beaucoup inspirée des contes".

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Du lundi au vendredi, retrouvez l’invité du jour dans Le 8/9 à suivre sur VivaCité et en télé sur La Une. Pour connaître le programme de la semaine, c’est par ici.

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