Champions League

Ce Real Madrid est immortel

Mené 2-0, le Real Madrid en passe 5 à Liverpool et triomphe malgré une boulette de Courtois

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Par Antoine Hick

Mené 2-0 par un Liverpool dans un Anfield bouillant au possible, le Real Madrid a trouvé les ressources mentales nécessaires pour renverser magistralement la partie, s’offrir un (nouveau) récital face aux Reds et déjà quasiment acter sa qualification pour les quarts de finale (2-5). Un come-back magistral, au mental et à l’orgueil, qui prouve, une nouvelle fois, qu’en Ligue des Champions, ces Merengue n’abdiquent jamais.

Ça ne devait être qu’une énorme fête. Une gigantesque rédemption. L’occasion d’enfin vaincre le signe indien en s’offrant le grand Real Madrid. Tout était prêt. Anfield bouillant. Jürgen Klopp intenable. Joueurs revanchards et en pleine convalescence.

Le début de match dissipe les derniers doutes. Liverpool a bien enfilé sa tenue de gala. En face, le Real ne peut que constater les dégâts. Talonnade de Darwin Nunez, grossière erreur de Thibaut Courtois, c’est 2-0.

Anfield est en ébullition, Klopp fait les cent pas en bord de touche. Le coach allemand garde le masque, conscient de l’enjeu. Conscient, aussi, qu’en face ce n’est pas n’importe qui. C’est le Real Madrid, invaincu face aux Reds depuis 2009.

Et puis, le black-out…

7 minutes. C’est le laps de temps que Liverpool passe finalement sur son petit nuage. Avant le retour sur terre. Aussi brutal que l’ascension n’avait été rapide. En grande forme, Vinicius JR passe par là pour le 2-1. D’humeur altruiste, Alisson Becker imite Courtois et y va, lui aussi, de sa bourde… aux lourdes conséquences.

2-2, tout est à refaire pour Liverpool. Mais surtout, voilà le Real Madrid relancé. Le pire des scénarios pour les Reds. Parce que ces Merengue ne sont jamais aussi dangereux que quand ils ont l’occasion de marquer l’histoire. Leur histoire. Et quand on revient d’aussi loin, logique qu’on en ait furieusement envie.

Le momentum a changé de camp. La confiance aussi. Modric pour Militao, Rodrygo pour Benzema. La furia madrilène s’abat sur un Anfield K.O debout. Tout cela en sept minutes. Encore. Satanées sept minutes.

2-4, puis 2-5 passée l’heure de jeu. À nouveau ce diable de Benzema, décidément toujours là pour entériner les come-backs les plus monstrueux. Liverpool n’y est plus. Ressort cassé. Élan brisé. À nouveau martyrisé par le même adversaire qu’en finale de Ligue des Champions il y a quelques mois.

Pour la 1e fois de son histoire, Liverpool encaisse cinq buts à domicile dans un match à élimination directe en Ligue des Champions. Et dire que les Reds menaient 2-0 après un quart d’heure. Cruel scénario.

Encore davantage parce que cette fois-ci, ils y ont cru. Et que face à n’importe quel autre adversaire, les Reds l’auraient sans doute emporté. Sauf que là, c’était le Real Madrid en face. Une équipe immortelle, dont le mental est désormais façonné par les victoires à l’orgueil. Une équipe qui a oublié comme on faisait… pour perdre en Ligue des Champions.

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