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Cécile Neven (UWE): "Le coronavirus souligne la dépendance de certaines entreprises à la Chine"

Jeudi en Prime : Cécile Neven

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05 mars 2020 à 20:32Temps de lecture2 min
Par Rachel Crivellaro

Cécile Neven est directrice à l’Union Wallonne des Entreprises (UWE), l’organisation patronale qui représente quelque 80.000 PME et 350 grandes entreprises wallonnes. Elle est revenue sur l’épidémie de coronavirus et ses conséquences sur l’écosystème économique wallon. "C’est clair qu’il y aura un impact pour les entreprises wallonnes. Notamment pour celles qui utilisent des intégrateurs électroniques fabriqués en Chine. Mais, il y a aussi le secteur du textile car les colorants et les tissus sont importés de Chine".

Une situation de dépendance qui, selon Cécile Neven, doit pousser encore plus les entreprises à s’interroger sur la diversification de leurs approvisionnements. "Les entreprises en sont conscientes depuis longtemps, mais là, elles le découvrent de manière cruciale".

Autorités publiques à la hauteur ?

Pour Cécile Neven, le gouvernement wallon a pris la mesure du problème coronavirus. "Avec la task-force mise en place, nous avons trouvé une oreille attentive. Les mesures que va prendre le Fédéral vont aussi dans le bon sens. Simplifier l’accès au chômage temporaire, c’était une de nos demandes, comme aussi d’avoir plus de flexibilité avec les cotisations sociales". Mais à ce stade, la directrice de l’UWE ne voit pas l’épidémie du coronavirus déboucher sur une crise économique en Wallonie. "Les entreprises sont relativement rassurées, les mesures sont prises. Mais, si ça devait durer, là ce serait assez grave !"

L’absence de gouvernement de plein exercice inquiète toutefois l’UWE, en particulier sur le déficit budgétaire. "Pour les entreprises, le budget est une question dramatique. Car les déficits d’aujourd’hui sont les impôts de demain".

Patronnes

A trois jours de la journée internationale des droits des femmes, les patronnes restent très minoritaires en Wallonie. Pour quelles raisons ? Cécile Neven estime que, de nos jours, cela reste encore difficile pour une femme de conjuguer une vie active avec une vie familiale. "Pour que cela change, il faudrait peut-être recourir à des quotas. C’est un mal nécessaire, même si je préférerais qu’on engage sur base des compétences que sur base du genre. C’est dommage qu’en 2020 les femmes restent une minorité à protéger. Cela dit, la situation évolue quand même positivement, on compte aujourd’hui 100.000 femmes indépendantes en Wallonie". Une augmentation que Cecile Neven explique par la volonté croissante des femmes de gagner en liberté et de trouver du sens à leur vie professionnelle.

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