RTBFPasser au contenu
Rechercher

Celles : le château de Vêves ne recevra pas d'aides de crise

Le château de Vêves n'est pas reconnu comme "attraction touristique" par la Wallonie. Du coup, il ne recevra pas de subsides en lien avec la crise sanitaire.
17 août 2020 à 14:10 - mise à jour 17 août 2020 à 14:28Temps de lecture1 min
Par loum

Au château de Vêves, attraction majeure en Province de Namur, c’est la consternation. Par courrier, l’asbl qui gère le bâtiment a appris que sa demande de subsides liés à la crise du Covid-19 était refusée par le commissariat général au tourisme (CGT). Soit 10.000 euros qui passent sous le nez de l’association. "Nous avons dû fermer pendant quatre mois, de mi-mars à mi-juillet, et l’enveloppe comprenait des aides pour la mise en place de mesures sanitaires", déplore aujourd’hui Laura Moreau, gestionnaire du château, qui a par ailleurs reçu en 2019 le titre de "patrimoine bâti préféré des Wallons". La raison de ce refus ? "Le château de Vêves n’est pas labélisé comme attraction touristique, explique Jean-Philippe Lombardi, porte-parole de la ministre Valérie De Bue, en charge du tourisme wallon. Légalement, nous ne pouvons donc tout simplement pas intervenir."

Un, deux, trois, soleil

En fait, l’obtention du statut "attraction touristique" par la Wallonie est liée à l’attribution d’un critère : des soleils qui, comme les étoiles, s’échelonnent d’un à cinq. Et c’est là tout le nœud du problème. En 2012, le CGT a en effet proposé trois étoiles au château, mais l’asbl a refusé. "Nous avions peur que cela ne nous déprécie par rapport à d’autres sites, avance Laura Moreau. Nous en souhaitions quatre, ce qui nécessitait l’aménagement d’un accès aux PMR. On nous a répondu que la création d’une place de parking dédiée était suffisante, mais nous ne voulions pas faire cela, car derrière ça ne réglait pas le problème de l’accessibilité dans un château médiéval" Un choix qu’on aurait aujourd’hui envie de qualifier de perdant. "Mais cette labélisation n’était pas obligatoire à l’époque ! On s’étonne donc qu’aujourd’hui cela soit un critère de refus pour l’obtention d’aides." Du coté du CGT, toutefois, on rétorque que les règles étaient claires et bien connues. "Nous allons étudier de près les freins qui peuvent empêcher certains opérateurs de souscrire au label", conclut néanmoins Jean-Philippe Lombardi.

Articles recommandés pour vous