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Psychologie

Certaines femmes ont encore le réflexe de protéger la "virilité" de leur partenaire... quitte à simuler un orgasme !

Certaines femmes ont encore le réflexe de protéger la "virilité' de leur partenaire... quitte à simuler un orgasme !
03 févr. 2022 à 15:00Temps de lecture2 min
Par RTBF avec AFP

Selon une récente étude américaine, les femmes n'hésitent pas à enjoliver les performances sexuelles de leur partenaire masculin dans un souci de préserver leur "virilité". Certaines sont même prêtes à simuler des orgasmes, faisant ainsi passer leur plaisir au second plan.

Rassurer son partenaire, surtout s'il se perçoit comme défaillant

Publiée dans Social Psychological and Personality Science, la recherche compile plusieurs enquêtes sur la manière dont les femmes cherchent à préserver le sentiment de virilité chez leur partenaire. 

Un sondage réalisé auprès de 283 femmes révèle notamment que plus ces dernières pensent que la virilité de leur partenaire est menacée, plus elles se sentent anxieuses et moins elles communiquent avec eux au sujet de leurs relations sexuelles.

Exemple édifiant : selon une autre enquête citée dans l'étude, les femmes qui gagnent plus d'argent que leur partenaire seraient deux fois plus susceptibles que les autres de simuler des orgasmes.

Une réaction qui sous-tend l'idée (manifestement encore répandue) que le fait que l'homme gagne moins d'argent représente en soi une atteinte à sa virilité et que ce dernier ne peut pas, en prime, s'entendre dire qu'il est un mauvais amant. 

La "charge sexuelle", l'autre charge mentale

"Les femmes donnent la priorité à ce qu'elles pensent être les besoins de leur partenaire plutôt qu'à leurs propres besoins et satisfaction sexuelle", souligne l'autrice principale de l'étude Jessica Jordan, chercheuse à l'université de Floride du Sud (États-Unis). 

Une attitude que l'on peut assimiler à de la charge mentale, ou plus précisément à la charge sexuelle qui pèse sur les femmes.

Il s'agit du fait de "s'apprêter pour plaire, de s'inquiéter du désir d'autrui, de son plaisir ou encore de se renseigner pour une vie sexuelle digne de ce nom".

C'est ce qu'expliquent les journalistes Caroline Michel et Clémentine Gallot dans l'ouvrage "La charge sexuelle", publié en juin 2020 chez First Éditions. 

Les partenaires des deux sexes en sortent perdants !

De leur côté, les hommes sont négativement impactés par ce qu'on appelle la masculinité toxique. Un concept utilisé en psychologie pour désigner les injonctions sociétales qui pèsent sur les hommes, notamment celle "d'être viril" ou encore, lorsqu'il s'agit de sexe, de ne pas être un "éjaculateur précoce". 

Si la charge sexuelle et la masculinité toxique correspondent à deux phénomènes sociologiques bien distincts, ils ont toutefois en commun le fait de nuire aux deux genres auxquels ils se rapportent (les femmes dans le premier cas, les hommes dans le second).

"Lorsque la société crée une norme de masculinité impossible à maintenir, personne n'y gagne", souligne Jessica Jordan. 

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