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Initiatives locales

Ces Belges qui offrent une alternative responsable à la fast fashion

Coucou, aide à consommer la mode autrement

Emissions de CO2, consommation excessive en eau et en énergie, rejets de micro-plastiques… l’industrie du textile a un impact environnemental visible à l'échelle mondiale. Ajoutons à cela, des conditions de travail peu exemplaires et une surconsommation de vêtements et d’accessoires, la réalité est alarmante.

Face à ce constat, de nombreux acteurs, consommateurs et lanceurs de projets cassent les codes de la mode, en mettant l’écologie au centre de leurs préoccupations. Zoom sur quelques initiatives belges qui disent NON à la " fast fashion ".

La location, solution contre la fast fashion?

Si la fast fashion a encore de beaux jours devant elle, la guérilla éthique est en marche et on voit germer, chaque année aux quatre coins du globe, des alternatives plus responsables.

Parmi celles-ci, des friperiesdes plateformes de seconde main… mais aussi des boutiques de location telles que Coucou, une enseigne bruxelloise de location de vêtements et d’accessoires pour des événements. "L'industrie du textile est la deuxième plus polluante au monde", nous explique Isabelle d’Otreppe, co-fondatrice du concept. "Chaque vêtement émet 20 fois son poids en gaz à effet de serre à la production. Donc si vous pouvez éviter d'acheter inutilement, faites-le! Avec Coucou, on a voulu proposer un concept fun, économique, durable et éthique. Notre objectif est de montrer qu’on peut parfaitement avoir une tenue à la mode tout en consommant autrement, c’est-à-dire en louant vos vêtements."

BX1 nous fait découvrir le concept de Coucou dans ce reportage

Coucou, des vêtements éco-responsables
Coucou, des vêtements éco-responsables ???? Coucou

Et Coucou n'est pas la seule boutique à proposer ce service de location de vêtements en Belgique. Le concept se répand de plus en plus chez nous. En 2020, on a par exemple vu naître Jukebox, un concept store similaire, qui propose de louer des habits de tous les jours. La boutique Slow31, quant à elle, a lancé une sorte de garde-robe partagée liégeoise du même acabit.  

L’Upcycling, la tendance qui s'envole

Le Belge jetterait près de 15 kilos de vêtements par an. Face à ce gaspillage, une résistance s'organise : le secteur de la seconde main, mais aussi l'upcycling, à savoir la transformation de fripes pour créer de nouveaux vêtements. Un concept qui dépasse donc la simple récup’, car il a pour objectif de donner une plus-value à des vêtements et accessoires destinés à être jetés. 

Thaïs et Annabelle ont tenté l’expérience de l’upcylcing avec Méson Brussels, une marque 100% belge qui donne un second souffle au linge de maison et aux chutes de tissu.

Diane et Julie, aussi se sont lancées dans l’aventure. Elles proposent aujourd’hui de l’upcycling de meubles... certes, mais le concept reste sensiblement identique. Ces deux Bruxelloises ont lancé Junk No More, un atelier installé au cœur des anciennes glacières de Saint-Gilles dans lequel elles poncent, clouent et transforment d’anciens objets en nouveau mobilier.

► A lire aussi : "Deux Bruxelloises se lancent dans l’upcycling"

Et pour creuser un peu plus le sujet, BX1 a invité une poignée d’acteurs belges de l’Upcylcing :

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Le neuf éthique et écoresponsable

Pour faire face aux conséquences environnementales et sociales de la fast fashion, on peut se tourner vers une consommation et une utilisation plus responsable. Mais, on peut aussi opter pour une démarche plus éthique au niveau de la conception et de la production des vêtements.

Ce qui est certain, c’est que la tendance est aujourd’hui à la transparence. Les consommateurs veulent mieux connaître les processus de fabrication, l’histoire des entreprises, les projets de développement, etc. Et ça, nombreuses sont les enseignes à l’avoir compris.

De plus en plus de marques décident ainsi de s’aligner sur de nouveaux standards de production respectant la planète. Parmi celles-ci de jeunes marques, comme CalbART et Le Slibard, fabricants de sous-vêtements éthiques, ou Bonjour Maurice, une marque de vêtements durables réversibles pour enfants ou encore Hug my earth, une jeune marque de vêtements éco-responsables 100% condrusienne (que l'on peut découvrir dans ce reportage de MAtélé). Outre la qualité du textile, à base de matériaux recyclés et de coton 100% bio, les jeunes concepteurs Condrusiens mettent l'accent sur d'autres principes de base pour réduire leur empreinte carbone. Ils n'ont par exemple pas de stock en réserve, comme le précise Grégoire Jacques, le délégué commercial " On produit à l'unité, pour ne pas faire de stocks. Concernant la livraison, on utilise du packaging réutilisable. On veut éviter la production inutile. "

Le Slibard, des sous-vêtements confortables 
et durables
Le Slibard, des sous-vêtements confortables et durables ???? Le Slibard

Une chose est sûre, les comportements des consommateurs a un véritable impact sur le mode de production des marques. Et les adeptes du mouvement de la slow fashion ne le répèteront jamais assez : consommer moins mais mieux est un fashion-impératif.

► A lire aussi : "R-Use Fabrik soutient les jeunes créateurs de mode zéro déchet"

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