Charleroi : du gaz de mine pour produire de l'électricité et de la chaleur

 Dans quelques années, le gaz de mine pourrait être extrait et valorisé à Charleroi comme c'est le cas à  Anderlues depuis 2019.

© rtbf-Grégory Fobe

07 juil. 2020 à 19:33 - mise à jour 07 juil. 2020 à 19:33Temps de lecture1 min
Par Gregory Fobe

Depuis la fermeture des mines, des poches de gaz se sont formées dans les sols de certains charbonnages dont les galeries n’ont pas été remblayées. Ce méthane peut être valorisé énergétiquement. C’est déjà le cas à Anderlues où deux unités de cogénération produisent de l’électricité et injectent sur le réseau l’équivalent de la consommation de 15.000 habitants.

Il en est désormais question aussi à Charleroi dans une zone située entre Couillet et Marchienne-au-Pont. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la politique de transition énergétique voulue par la Ville qui vise notamment à faire baisser son empreinte carbone.

Répondant à une question du député Ecolo Christophe Clersy, la ministre de l’Environnement Céline Tellier vient de confirmer qu’un site a bien été identifié et validé par le gouvernement. Reste maintenant à désigner officiellement l’opérateur qui se chargera de l’exploitation. Vu son expertise dans ce secteur de niche, la société française Gazonor qui s’occupe déjà du site d’Anderlues est déjà bien positionnée pour remporter le marché. Pour son directeur Yann Fouant, la récupération du gaz de mine est non seulement intéressante du point de vue énergétique mais elle permet aussi d’éviter qu’il ne s’échappe naturellement dans l’atmosphère de façon anarchique : " Imaginez des millions de mètres cubes de gaz sous pression juste retenus par une vanne. Si on ne fait rien, ce gaz sortira d’une façon ou d’une autre. Cela aura alors des conséquences environnementales importantes puisque le méthane est 20 fois plus polluant que le monoxyde de carbone. "

Une réunion d’information devrait être organisée fin de cette année pour présenter les détails du projet qui devrait permettre de produire de l'électricité mais aussi de la chaleur. La demande de permis sera a priori déposée début 2021. Si le feu vert est donné, l’exploitation pourrait être lancée dans les deux ans.

Articles recommandés pour vous