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Belgique

Chasse à l’homme en Flandre : plusieurs partis demandent de réunir la commission radicalisation du Parlement flamand

21 mai 2021 à 14:20Temps de lecture2 min
Par Belga

Les partis d’opposition Groen et Vooruit mais aussi la N-VA et le CD&V (majorité) souhaitent que la commission radicalisation du Parlement flamand se réunisse à propos du militaire d’extrême-droite en fuite Jürgen Conings. Le président de cette commission, Chris Janssens (Vlaams Belang), ne l’envisage pas.

"Le dossier soulève des questions fondamentales", a estimé le député régional Imade Annouri (Groen). "La menace croissante de la radicalisation d’extrême droite inquiète de nombreux experts. La chasse à l’homme à laquelle nous assistons en est le résultat. Cette traque est un signal et le gouvernement flamand ne peut pas rester sourd. Groen est choqué par ces événements. En même temps, je vois des personnes exprimer leur soutien au fugitif sur les réseaux sociaux, en encourageant même à s’en prendre, non seulement à des virologues, mais aussi à des jeunes de Molenbeek."

Il est temps de mettre un terme à toutes les formes de radicalisation

L’élu vert souhaite dès lors inviter des experts de l’OCAM et de la Sûreté de l’État. "Nous avons besoin d’un plan, non seulement pour lutter contre la polarisation, mais aussi pour fixer des limites et clarifier les valeurs de notre société", a expliqué Imade Annouri. "Il y a une polarisation croissante. La radicalisation radical-islamiste est toujours un risque, auquel s’ajoute la menace croissante de radicalisation d’extrême droite. Il est temps de mettre un terme à toutes les formes de radicalisation."


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Son collègue de Vooruit, Hannes Anaf, a rappelé que la commission radicalisation se concentrait auparavant principalement sur la radicalisation dans un contexte religieux. "Les faits entourant Jurgen Conings montrent une fois de plus que le danger vient aussi de l’extrême droite. On parle à peine de la radicalisation au sein des professions de la sécurité, comme l’armée et la police." Il souhaite également inviter les ministres flamands Bart Somers et Zuhal Demir à enquêter sur la manière dont les signaux au sein des professions de la sécurité peuvent être détectés plus rapidement.

En plus de la radicalisation djihadiste, une radicalisation d’extrême-droite a également émergé ces dernières années

Nadia Sminate (N-VA) souhaite également convoquer la commission. "Nous devons nous attaquer à toute forme d’extrémisme violent, mais soyons également clairs sur le fait qu’il n’appartient pas à la commission de mener l’enquête", a-t-elle souligné. "La politique flamande se concentre sur l’aspect préventif."

"En plus de la radicalisation djihadiste, une radicalisation d’extrême-droite a également émergé ces dernières années", a également déclaré Peter Van Rompuy (CD&V), lui aussi favorable à la tenue d’une telle commission.

Refus du président de la commission

Le président de cette commission, le Vlaams Belang Chris Janssens a cependant annoncé qu’il ne convoquerait de réunion. "Ce cas individuel et la question de savoir comment un militaire, qui selon l’OCAM est considéré comme potentiellement dangereux, pouvait avoir accès aux armes si facilement, appartiennent au domaine de la Défense, une compétence fédérale exclusive", estime-t-il. Chris Janssens s’est aussi demandé pourquoi aucune question parlementaire n’a encore été posée à ce sujet. Il a suggéré aux députés d’utiliser cet outil en premier lieu.

 

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