Santé & Bien-être

Chauffage électrique, au bois ou au mazout : gare aux dangers des méthodes "alternatives" pour se chauffer

Énergie : Le danger des chauffages de fortune

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L’hiver approche, mais la facture d’énergie ne diminue toujours pas. Alors que les prix du gaz et de l’électricité restent très élevés, nombreux sont ceux qui cherchent à éviter d’allumer leur chauffage et les alternatives pour se chauffer connaissent un réel succès.

Mettre un pull supplémentaire, allumer un feu de bois, brancher un petit chauffage électrique à côté de soi, les idées ne manquent pas. Cependant, toutes les alternatives ne sont pas sans risque.

Attention aux intoxications

La hausse des prix pousse parfois à des comportements dangereux. Une mère et sa fille ont tragiquement perdu la vie dans le quartier anversois de Wilrijk mardi soir. Selon la police locale, les deux femmes, âgées de 44 et 23 ans avaient allumé en barbecue à l’intérieur de leur maison et ont perdu la vie suite à une intoxication.

Les méthodes "alternatives" pour se chauffer ne sont toutes pas sans danger. Le chauffage électrique, par exemple, peut être utilisé comme chauffage d’appoint durant plusieurs heures. Il n’y a aucun risque d’intoxication au CO mais il existe un risque d’incendie, notamment si des objets se trouvent à proximité de la source de chaleur. Mieux vaut donc éviter de l’utiliser à proximité d’objets inflammables.

En revanche, un chauffage au pétrole est bien plus risqué. Son utilisation dans une chambre ou une salle de bain est à proscrire. Il dégage du CO directement dans la pièce où il est apposé, avec comme conséquence, un risque majeur d’intoxication et de mort.

Des symptômes à surveiller

En Belgique, l’intoxication au CO est le type d’intoxication le plus répandu. Les symptômes d’une intoxication au monoxyde de carbone sont toujours les mêmes : nausées, vertiges, maux de tête, fatigue générale et, dans les situations extrêmes, l’évanouissement pouvant entraîner la mort.

Le risque aigu d’intoxication est notamment lié à la difficulté de repérer la présence de CO. Le monoxyde de carbone est un gaz insipide, inodore et incolore. Un millier de personnes en sont victimes chaque année Belgique, dont une vingtaine perd la vie.

La vente de chauffages d’appoint est en pleine croissance et est compréhensible pour éviter d’allumer le chauffage principal. Cependant, le risque d’accident augmente également, ce qui inquiète les services de secours : "Il est compréhensible, vu le prix de l’énergie, qu’actuellement des gens aient recours à un système qui n’est pas prévu pour se chauffer. On a peur qu’en région bruxelloise, dans certains quartiers défavorisés sur le plan socio-économique, beaucoup de gens fassent usage de ce type de chauffages", indique le porte-parole des pompiers de Bruxelles, Walter Derieuw.

Quelques conseils à suivre

Afin d’éviter des accidents, quelques conseils peuvent être mis en pratique :

  • Il est conseillé d’entretenir chaque année sa chaudière puisque la majorité des intoxications est due à la vétusté de celle-ci. La chaudière doit, par ailleurs, être un appareil conforme et installé par un technicien agrée.
  • À Bruxelles, pour les chaudières à gaz, il faut procéder à un contrôle obligatoire tous les deux ans.
  • Pour éviter toute intoxication au CO, il est recommandé d’installer des détecteurs de CO dans votre maison.
  • Si vous vous chauffez avec un feu en intérieur, il est important d’entretenir sa cheminée chaque année afin d’éviter un feu de cheminée.
  • Avec un feu ouvert, il est possible d’installer une grille de protection pour éviter les incendies.
  • Un apport d’air frais et une bonne ventilation sont aussi recommandés dans votre maison.
  • Enfin, laissez votre barbecue ou votre brasero à l’extérieur de votre habitation.

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