Chronique cinéma

Close, le deuxième film du belge Lukas Dhont, primé à Cannes, qui représentera la Belgique aux Oscars et deux autres films à voir

© Tous droits réservés

02 nov. 2022 à 14:18Temps de lecture3 min
Par Nicolas Buytaers

En cette seconde semaine de vacances de Toussaint, petit détour par les salles obscures ce mercredi. Nicolas nous parle de trois sorties, à commencer par le film Close, un film fort et sensible du réalisateur belge Lukas Dhont. Il nous parlera ensuite d’un film faisant écho à Arthur et les Minimoys et de la sortie en DVD du dernier Jurassic World.

Chronique cinéma

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Close

Léo et Rémi ont 13 ans et ce sont les meilleurs amis du monde. Ils font tout à deux, ils jouent, ils rient, ils pleurent. Ils ne pourraient pas se passer l’un de l’autre. Si tout se passe bien entre eux, à l’école, cette amitié commence à jaser, à faire parler d’elle. D’abord avec leurs autres camarades de classe qui s’interrogent… mais pourquoi ils sont toujours ensemble ces deux-là ? Et puis avec tous les autres. Et c’est le regard des autres qui va amener Léo à remettre en question son existence. Il va surtout devoir trouver des réponses à ces questions alors qu’il était loin de se les imaginer…

Après Girl et le questionnement lié au rapport des ados et de leurs corps, le jeune réalisateur Lukas Dhont revient avec d’autres thèmes forts comme la construction de soi via le regard des autres (moment lié à cette adolescence), comme l’amitié entre deux garçons (cet âge où on ne pense qu’à jouer et pas tout de suite à l’amour). Ici, l’amitié est tellement forte qu’elle dérange. Cette amitié elle est jugée par les autres alors qu’elle est juste vécue de manière innocente par Léo et Rémi. Voilà pourquoi Lukas Dhont, il place sa caméra à hauteur de ces enfants. Il capte leurs réactions, leurs émotions, leurs doutes, leurs tentatives de réponse. Et elle est là la réussite de ce film : ne pas juger (comme les autres le font) mais comprendre pourquoi ils réagissent comme cela, comment est-ce qu’on vit avec ces questions, comment on grandit. Le tout étant encore filmé avec sensibilité par de terribles acteurs comme Eden Dambrine et Gustav De Waele. Ce tout restant, encore et toujours, juste du début à la fin…

Close avait été présenté au dernier Festival de Cannes où il était reparti avec le Grand Prix. Un Grand Prix mérité pour un film sur l’intime.

 

Loading...

Arthur, Malédiction

Ce matin, nous allons explorer toutes les possibilités de découvrir ces merveilleux objets cinématographiques. Car le cinéma, il se vit partout. Partons sur les plateformes de téléchargement légales avec la diffusion d’une suite pas comme les autres : Arthur, malédiction.

Cette histoire commence par l’anniversaire d’Alex. À 18 ans, Alex est un grand fan de la saga Arthur et les Minimoys. Depuis qu’il est petit, il les regarde en boucle avec ses amis. Des amis qui, justement, lui offrent le cadeau parfait. Ils ont retrouvé les lieux du tournage de cette saga et ils proposent à Alex de visiter la maison abandonnée où les films ont été tournés. Pour Alex et ses amis, ce rêve de gosses va se transformer en véritable cauchemar…

L’idée de cette suite est parfaite : comment réinventer une saga, comment lui rendre hommage en proposant autre chose et surtout comment grandir avec ses fans (tous les gamins des années 2000 ont vu et revu les Minimoys) et leur proposer de nouveaux frissons. Il est là le pari du réalisateur Barthélémy Grossmann. Un pari intéressant car il joue parfaitement bien avec cette nostalgie. La première partie de son film est une pure comédie pour grands ados à travers laquelle nous allons tous nous reconnaître (ou reconnaître nos enfants). Ensuite, dans la deuxième partie, ce film se transforme en film d’horreur pur et dur, sans pitié. Le changement de genre est brutal (gore même) et efficace. Petit bémol pour Nicolas Buytaers : on aurait juste préféré un meilleur équilibre entre les deux parties.

Loading...

Jurassic World : Le Monde d’après

Dans ce sixième volet de la saga Jurassic Park, fini les parcs d’attractions, fini les îles sauvages. Jurassic World : Le monde d’après nous parle d’un monde où il suffit de sortir et de traverser la rue pour voir un dinosaure. Des millénaires après l’extinction des dinosaures, les voici à nouveau partout. D’ailleurs, il est compliqué de partager son environnement avec eux. Surtout en plein vol, quand votre avion doit non seulement éviter les gros nuages, la foudre et les ptérodactyles. Sur la route, quand votre voiture doit éviter les nids-de-poule et les tricératops. En forêt, quand vous tombez sur une racine d’arbre qui dépasse, vous pouvez aussi tomber sur un vélociraptor ! Bref, le vivre ensemble dino-humain n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît…

Voilà le message de ce dernier épisode de la saga Jurassic Park lancée en 1993. Techniquement réussi, il faut avouer que tout est fait pour assurer le divertissement. Un divertissement transgénérationnel vu qu’il rassemble les héros de la première trilogie (Laura Dern, Sam Neill et Jeff Goldblum) et ceux de la seconde (Bryce Dallas Howard et Chris Pratt). Tout le monde y trouve sa place, s’entraide et cohabite. Ce sont les maîtres-mots de cet ultime retour : vivre-ensemble pour passer un bon moment ensemble. Ne cherchez plus, elle est là la définition du Cinéma ! A voir en DVD et Blu-ray avec de nombreux bonus dont des scènes plus longues.

Loading...

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Sur le même sujet

Articles recommandés pour vous