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Coincée à tort dans l'enseignement spécialisé, Doha a lutté pour s'en sortir

Coincée dans l'enseignement spécialisé, Doha a lutté pour s'en sortir

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23 avr. 2022 à 02:10Temps de lecture8 min
Par Laura Jadot

Petite, Doha fait sa rentrée à l’école maternelle en Belgique. À l’époque, sa maman, originaire du Maroc, ne parlait pas un mot de français. Selon le directeur de l’école, Doha a un retard de langage. Pour l’aider, il propose à la maman de placer Doha dans l’enseignement spécialisé. Persuadée que c’est pour le bien de sa fille, la maman de Doha signe le document. Quelques années plus tard, Doha poursuit ses secondaires en enseignement spécialisé, sans se poser de questions. 

En côtoyant d’autres jeunes de son âge, en dehors de l’école, Doha se rend compte que quelque chose ne va pas : "En fait, durant mes primaires et secondaires, je n’ai rien appris. Je suis bloquée." Doha décide d’interpeller le PMS de son école : “Quels sont mes problèmes ? Pourquoi je suis là ? Pourquoi je ne suis pas en professionnel ou en général comme les autres jeunes de mon âge ?”. Elle n’obtient pas de réponse concrète. Elle décide alors de reconstituer tout son dossier. Aujourd’hui, elle attend les résultats.  

Selon Doha, son histoire n’est pas unique : beaucoup de ses amis, dont les parents sont étrangers et ne parlent pas français, ont aussi été placés dans l’enseignement spécialisé. Doha aimerait que l’accompagnement dans ces écoles change. “Ils nous considèrent comme les derniers de la société : ceux qui vont se retrouver plus tard au CPAS ou au chômage. Ce n’est pas moi ça !” explique-t-elle.  

Son parcours est à découvrir sur la page Facebook et le compte Insta de VEWS. 

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