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Comme beaucoup d'artistes, Thierry Vingre, compositeur-interprète, n'a plus que les réseaux sociaux pour sa visibilité

L'artiste de Herve, Thierry Vingre, bien seul actuellement devant son clavier
08 déc. 2020 à 15:07 - mise à jour 08 déc. 2020 à 15:07Temps de lecture1 min
Par Philippe Collette

On l'a souvent répété, la vie des artistes, surtout quand ils sont moins connus, est très compliquée depuis de longs mois en raison de la crise sanitaire. Les musiciens et chanteurs en particulier n'ont plus de scène pour exprimer leur talent, et très souvent, c'est par les réseaux sociaux qu'ils parviennent à maintenir un certain contact avec le public.

Le pianiste compositeur et interprète professionnel de Herve, Thierry Vingre, est dans ce cas. Le claviériste du groupe Brasero, qui a aussi sorti un album de compositions en 2017, se débrouille comme il peut. Nous l'avons rencontré.

Quel va être mon métier demain?

"Je ne suis plus monté sur scène depuis 9 mois" explique Thierry Vingre. "Je ne sais pas quand je pourrai remonter sur scène. Et je ne sais pas dans quelles conditions. Quel va être mon métier demain? Et ça s'ajoute au fait qu'en tant qu'auteur-compositeur, c'était déjà très compliqué avant puisque, quand on fait des chansons et qu'on n'a pas le soutien d'une firme de disques, le soutien médiatique, c'est très compliqué de vivre de ses compositions, de faire des concerts, d'être dans des festivals, de passer à la radio..."

10 000 vues sur Youtube, c'est bien, mais pas suffisant

Avec la crise actuelle, l'artiste n'a plus que les réseaux sociaux pour sa visibilité: "C'est un petit peu la stratégie des petits pas. On fait un petit peu de scène, on vend les disques, on fait des clips... Je suis très content parce que le dernier que j'ai fait qui s'appelle "Les draps brûlent encore" a atteint en quatre mois 10 000 vues sur Youtube. Mais les artistes dans ma position savent que 10 000 vues sur Youtube quand on est "anonyme", c'est un chiffre réjouissant, mais pas suffisant que pour pouvoir élargir le public et faire en sorte que les gens soient au courant et puissent éventuellement se reconnaître dans notre travail".

N'ayant pas de statut d'artiste, je me débrouille

Et économiquement, la situation est également difficile en cette période: "Je n'ai pas de statut d'artiste, donc forcément, je me débrouille. Je vais vous dire la vérité: j'ai la chance d'être marié à une femme qui est solide psychologiquement. Sans elle, ce serait impossible" conclut Thierry Vingre.

 

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