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Comment déceler une arnaque à la fausse agence de mannequins ?

« Un modèle ne doit pas payer pour travailler, c’est l’inverse » explique Jean-François Sauvenier, directeur de l’agence bruxelloise Ministar.

Cela n’arrive pas qu’aux autres ! Et il est judicieux de le répéter afin que la vigilance reste de mise face aux pièges qui s’immiscent sur la toile. Dans l’enquête "Faux castings, vrai danger" du magazine #Investigation, nous avons croisé des professionnels qui tentent de faire le tri dans un milieu aux contours un peu flous : celui de la mode, du cinéma ou de la publicité. Aujourd’hui, tout le monde peut s’en approcher et tenter sa chance, par un simple clic. Mais avant…

On devrait faire une liste de questions à se poser avant de répondre à une annonce.

" On devrait faire une liste de questions à se poser avant de répondre à une annonce ", ces propos c’est Jean-François Sauvenier, directeur de l’agence bruxelloise Ministar, qui les tient dans notre enquête. Et il a tenu sa parole.

En préambule, il nous livre cette réflexion, issue de son expérience :

Passer de l’ombre à la lumière dans le mannequinat n’existe pas. Pour être " mannequin vedette ", d’un jour ou d’une carrière, il faut suivre un processus de découvertes, de rencontres, d’expérience et de tests.

Personne ne peut vous dire : " Vous allez être mannequin à succès si vous passez par moi ". Il y a toujours plusieurs décideurs pour un shooting : une agence, un directeur de casting, un photographe, un annonceur, un directeur marketing, une maison de production, une agence de pub…

Il faut pouvoir se poser et ne pas se faire aveugler par des promesses qui peuvent vous coûter pas mal d’argent… alors que quand on est mannequin, ce sont les clients qui vous rémunèrent pour le job fourni. Une règle à retenir encore : payer pour un book enfant ne sert à rien car il faut le mettre à jour tous les 1 à 3 mois selon l’âge de l’enfant.

Et le directeur d’agence de poursuivre : " Il faut impérativement se poser certaines questions sur la crédibilité de l’interlocuteur."

En voici quelques-unes :

  • Comment ai-je connu cette agence ? Méfiance si l'agence est uniquement virtuelle.
  • Dispose-t-elle d’un numéro de téléphone fixe ?
  • L’agence dispose-t-elle d’une adresse physique crédible et vérifiable ?
  • Puis-je rencontrer l’équipe, la direction ?
  • Quelle est la réputation de cette agence ?
  • Est-elle enregistrée à la Banque Carrefour des Entreprises ?
  • Qui sont ses clients déclarés ?
  • Peut-elle fournir des références de clients contactables ?
  • Les frais d’inscription ou de dossier sont-ils raisonnables (25-30 euros) ?
  • Y a-t-il des frais annuels ?
  • Quelles sont les perspectives de contrat avec des marques/clients locaux (nationaux) ?
  • Quel cadre juridique me propose-t-on ?
  • Comment mes droits sur image sont-ils protégés ?
  • Quelles sont mes garanties ?
  • Que sait l’agence au sujet de la loi sur le travail des mannequins et des mannequins mineurs ?
  • Cette agence est-elle connue des autres agences ? De l’Association Belge des Agences de Mannequins ?

Un petit Vade-Mecum simple, efficace, à utiliser sans modération.

#Investigation

Faux castings, vrai danger

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