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Telle est la question !

Comment est né le Canon de Pachelbel ?

04 févr. 2022 à 14:36Temps de lecture2 min
Par Céline Dekock

C’est la genèse d’un véritable tube de la musique classique que nous conte Clément Holvoet. Comment est né le Canon de Pachelbel ? Telle est la question à laquelle il tente de répondre.

Si beaucoup connaissent cette pièce sous le nom de "Canon de Pachelbel" – un peu sur le mode du "Boléro de Ravel -, cette œuvre indissociable de son compositeur dans l’imaginaire collectif porte également le nom de "Canon en ré" ou de "Canon et gigue en ré majeur pour trois violons et basse continue". Ce nom complet nous révèle que ce fameux Canon n’est pas une pièce isolée puisqu’il est suivi d’une gigue, cette danse assez vive et enjouée, en ternaire, dont on situe l’origine en Irlande ou Ecosse.

Ainsi, de la même façon que l’on peut avoir un Adagio et Allegro ou Prélude et Fugue, Pachelbel nous propose un Canon et Gigue, un peu plus original. L’histoire de cette œuvre nous ramène en 1680. C’est e effet à la fin du XVIIe siècle que Johann Pachelbel compose cette pièce qui deviendra un véritable tube du répertoire classique.

Telle est la question

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Johan Pachelbel dont nous ne connaissons que très peu de choses, son nom n’étant associé qu’à ce Canon. Et pourtant ! Né au milieu du XVIIe siècle à Nuremberg, il était un grand ami de la famille Bach. Et il était l’un des plus importants compositeurs allemands de son époque, préparant ainsi toute la lignée suivante jusqu’au maître Jean-Sébastien Bach.

Toute la construction de ce fameux canon repose sur sa basse, celle qu’on entend au début, seule. Elle est écrite en ostinato (c’est-à-dire Obstinée !) constant jusqu’à la fin du Canon ! Et enfin, elle est écrite en marche harmonique : Pachelbel utilise un procédé harmonique en escalier pourrait-on dire, si l’escalier est la gamme, on recule de quatre, on avance d’un et puis c’est reparti. Ce principe de marches d’escalier va en fait déterminer une immense partie de la musique occidentale, jusque dans la pop ou le rock. Au-dessus de cette basse, Pachelbel écrit des variations et ornementations de ce chemin harmonique, en ajoutant toujours plus en se rapprochant de la fin, ce qui donne une impression d’amplification et de crescendo d’intensité !

Et ce Canon a connu une incroyable postérité. Les reprises et paraphrases foisonnent ! Elles ne sont pas toujours littérales, mais cette marche harmonique fait signature : Demis Roussos, les Village People, les Beatles, Maroon 5 l’ont utilisée. On retrouve également l’harmonie chez Indila, Sardou, Polnareff ou même Claude François.

Et que dire des versions quasi strictes et reprises par des instrumentistes modernes, comme les versions virtuoses et déjantées à la guitare électrique.

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