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Comment éviter de nouveaux problèmes avec le VAR ? S’inspirer du hockey d’après Eby Brouzakis

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07 févr. 2022 à 11:15Temps de lecture2 min
Par François Saint-Amand

Le VAR a encore fait parler, en mal, de ses interventions cette semaine en Belgique. Eby Brouzakis s’interroge sur l’utilisation adéquate de cette technologie, censée résoudre les phases litigieuses.

Deux histoires de lignes différentes, pour deux phases de but en fin de match, qui illustrent les deux principaux problèmes de la Video Assistant Referee dans le football. C’était cette semaine en demi-finale aller de la Coupe de Belgique et ce week-end lors de la 25e journée de Pro League.

Le VAR a-t-il atteint ses limites ? Comment perfectionner cette technologie pour éviter les contestations ? Élément de réponse avec Eby Brouzakis.

Ne pas dénaturer l’esprit du jeu

Anderlecht a d’abord bénéficié d’un penalty litigieux, pour une faute à la limite du grand rectangle, à la dernière minute face à Eupen. Lior Refaelov s’est chargé de le convertir pour éviter la défaite aux Bruxellois.

Eby Brouzakis regrette que "l’esprit du jeu" n’ait pas été pris en compte pour le penalty inespéré accordé à Anderlecht. "Techniquement l’arbitre doit donner penalty puisque la ligne fait partie du rectangle. Mais quand on regarde bien la phase on voit que Refaelov part vers l’extérieur du rectangle. Dans l’esprit du jeu j’avais l’impression qu’il n’y avait effectivement pas penalty" estime-t-il.

Virginie Lefour / Belga

S’inspirer du hockey sur gazon pour le VAR ?

Si cette décision a suscité la polémique, que dire de celle qui a contraint le Standard de Liège au partage contre le Cercle de Bruges. Moussa Sissako avait propulsé le cuir d’un coup de tête au fond du but en fin de match, mais son goal a été annulé par la vidéo pour une position hors-jeu invisible à l’œil nu.

Que s’est-il passé pour arriver à cette décision ? Les arbitres du VAR, présents dans une cabine à Tubize, doivent analyser la phase et sont obligés d’indiquer à l’arbitre central qu’il y a hors-jeu, même de quelques millimètres. Le premier arbitre tranche et invalide le but.

Pour Eby Brouzakis, si un hors-jeu de trois millimètres d’avance d’un joueur sur son adversaire ne profite pas à l’attaquant, il ne faut pas annuler le but. À chaque problème sa solution.

Et le journaliste sportif de la RTBF en propose une : s’inspirer du hockey sur gazon, déjà bien rodé par l’arbitrage vidéo. "Quand un joueur commet une faute de pied et qu’elle ne lui profite pas, qu’il est tout seul et qu’il n’y a personne à 5 mètres autour de lui, l’arbitre dit : 'Jouez', car il ne profite pas de sa petite erreur pour progresser" explique-t-il. Le chroniqueur souhaiterait laisser une certaine marge d’interprétation à l’arbitre pour ces phases litigieuses. Le Standard aurait, dans ce sens, pu bénéficier de cette application sur ce but invalidé. "On aurait dû appeler l’arbitre central qui serait allé visionner la vidéo pour dire que techniquement, il y a hors jeu pour 3 millimètres, mais qu’il considère que ce ne sont pas ces millimètres qui changent".

Mais se référer à l’interprétation, et pas à l’application (trop ?) stricte du règlement n’aurait pas, à l’inverse, scandalisé le Cercle de Bruges ?

John Thys / Belga

Pour plus d’analyses et de résumés sur le sport, suivez Le regard Sport d’Eby Brouzakis, tous les lundis dans Le 8/9 sur VivaCité et sur La Une.

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