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Comment l’UCLouvain soutient les étudiants en difficulté financière

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19 sept. 2022 à 05:04Temps de lecture2 min
Par Véronique Fouya

Cette semaine, à l’UCLouvain, les étudiants retrouvent le chemin des auditoires. Même si, par comparaison avec d’autres pays, les études supérieures restent abordables avec un minerval de 835 euros, l’ensemble des frais engendrés n’est pas à la portée de toutes les bourses. On estime qu’une année dans le supérieur revient en moyenne à 10.000 euros.

Quelles aides ?

A l’UCLouvain, le service d’aide aux étudiants soutient financièrement 1 étudiant sur 5. La première difficulté à laquelle certains jeunes sont confrontés, c’est le paiement du minerval. La Fédération Wallonie – Bruxelles délivre des bourses mais elles ne sont toujours pas toujours accessibles dès la rentrée. L’une des premières aides, ce sont donc des avances sur les allocations d’études ou des réductions des frais d’inscription. Mais le soutien va bien au-delà, dans la durée et dans les modalités. Iman Chaabane est assistante sociale : "J’ai l’habitude d’illustrer cela par un panier dans lequel on va mettre tout ce qui est relatif aux frais d’études ; donc les droits d’inscription, les syllabi, le logement, les frais de déplacement, l’alimentation, la vie sociale et culturelle, les frais de mémoire, ceux liés aux stages etc.".

Le dispositif est donc vaste mais deux postes sont particulièrement sensibles : le logement et l’acquisition d’un ordinateur. L’université dispose de kots qu’elle attribue en priorité à des prix attractifs à des étudiants en difficulté financière, et dont les charges ne seront d’ailleurs pas augmentées cette année. Une participation au loyer peut également être obtenue pour des étudiants qui vivent dans des logements privés.

La seconde pierre d’achoppement, c’est l’achat d’un ordinateur. "Nous avons une belle politique soit de dons de PC reconfigurés, soit de cofinancement ou bien encore de prêt pour toute une année académique", précise Florence Vanderstichelen qui dirige le service d’aide aux étudiants. Elle ajoute d’ailleurs que la notion d’aide est vaste, elle se traduit aussi par le fait d’intervenir dans des frais comme l’achat de lunettes ou bien encore de faciliter l’accès au sport ou à une alimentation équilibrée, à petit prix. Enfin pour les étudiants jobistes, des montants exceptionnels peuvent être dégagés afin de leur offrir un revenu de remplacement pendant la durée de leur blocus.

Pour qui ?

Pour bénéficier de tout ou partie de ces aides, il faut commencer par s’adresser aux services sociaux, ce que certains étudiants hésitent encore à faire. Il faut venir nous voir insiste Iman Chaabane, nous les accueillons, nous sommes à leur écoute pour voir la meilleure manière de les aider et nous avons à cœur qu’ils réussissent leur parcours. Chaque dossier est analysé sur base des documents et informations fournis par l’étudiant, il est ensuite soumis à l’aval d’un comité et souvent des solutions sont dégagées. N’hésitez pas à pousser la porte des services sociaux, c’est le message délivré par le service d’aide aux étudiants. Ne pas devoir gérer trop de tracas financiers, c’est déjà augmenter ses chances de réussite à l’université.

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