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Concours Reine Elisabeth

Concours Reine Elisabeth : "Bryan Cheng a quelque chose du héros faustien devant l’orchestre et c’est impressionnant"

Queen Elisabeth Cello 2022 - Retour sur les prestations de la veille

Prestations du 02 juin 2022

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Cette soirée de jeudi était fort attendue, car les deux candidats du jour avaient fait forte impression en demi-finale : le Canadien Bryan Cheng et l’Ukrainien Oleksiy Shadrin. Pierre Solot revient sur leur prestation.

Une soirée contrastée entre les deux candidats. Une soirée qui a commencé par le candidat canadien, Bryan Cheng, qui a été épatant dans l’imposé de Jörg Widmann. "C’est impressionnant de voir comment, en une semaine, il avait complètement assimilé un texte neuf, on sent qu’il n’a peur de rien. Il était totalement détaché de la partition, avec ce panache qui est le sien, un son énorme".

Bryan Cheng est le premier à montrer une telle aisance dans l’imposé de Widmann

Dans le Dvorak, on a retrouvé toute l’intensité de Bryan Cheng, du début à la fin, le discours est énorme, il donne tout, il met vraiment ses tripes sur la table, malgré son jeune âge. "Il a quelque chose du héros faustien devant l’orchestre, dans l’archétype du concerto romantique, et ça reste impressionnant". Mais au-delà du brio, du panache, il y a des tas de passages plus intimes dans le Dvorak et c’est peut-être là qu’il y a quelque chose qui manque, une fragilité que l’on ne retrouve pas chez Bryan Cheng.

Le deuxième candidat de la soirée était Oleksiy Shadrin qui, dans l’imposé, n’était pas du tout à l’aise, on l’a senti en difficulté avec le texte, "on sentait qu’il attendait que ça passe" nous explique Pierre Solot. Et puis, place à l’immense fresque de Prokofiev, sa symphonie concertante de 40 minutes. Et il s’est relevé de cet imposé difficile pour offrir un Prokofiev dément de puissance et de ténacité. Et au-delà de la prouesse de digitalité que l’on a pu voir notamment dans le second mouvement, il a trouvé aussi de la variété, de vrais instants d’intensité lyrique.

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