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Conflit en Ukraine : la Belgique ne serait pas directement menacée par la baisse d'importation de gaz russe

L'importation de gaz russe ne représentait que 2,1% de la demande domestique en Belgique en 2020, a indiqué mardi la ministre de l'Energie, Tinne Van der Straeten, en réponse à des questions en commission de la Chambre. En 2018 et 2019, cette proportion s'élevait respectivement à 0,8% et 3,5%.

La Belgique est toutefois une plaque tournante du transit de gaz en Europe, venant notamment de la Russie, par les activités de terminal au port de Zeebrugge. Le port flamand s'est notamment spécialisé dans les activités de transbordement particulièrement intéressantes pour les méthaniers brise-glace venant de Russie et qui ne sont pas adaptés pour la navigation dans des eaux moins septentrionales.

"Le gaz russe joue un rôle mineur dans notre approvisionnement et de nombreuses autres routes et producteurs sont possibles. La perte de l'import russe mettrait toutefois le marché européen sous tension. Cela pourrait avoir pour conséquence de faire encore augmenter les prix. Rien n'indique cependant aujourd'hui que cela pourrait compromettre la sécurité de l'approvisionnement belge", a expliqué Mme Van der Straeten. 

La ministre dit toutefois suivre la situation de près en compagnie de son administration.

La Belgique ne peut décider seule d'arrêter l'importation de gaz russe, comme l'a suggéré le député Georges Dallemagne (cdH). Une telle décision serait contraire aux règles du marché européen, a fait remarquer la ministre qui a renvoyé la question des sanctions vers sa collègue des Affaires étrangères qui participait mardi à un conseil européen informel extraordinaire.

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