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Confort, respiration, lunettes : les conseils d'une infirmière aux élèves sur le port du masque

Le masque, "une seconde peau" pour Anne-Sophie Di Liberto, infirmière à Mons.
04 sept. 2020 à 05:50 - mise à jour 04 sept. 2020 à 05:50Temps de lecture2 min
Par Pierre Wuidart

En cette rentrée scolaire, l’accessoire indispensable pour les élèves du secondaire, c’est le masque buccal. Ils doivent en porter un non-stop lorsqu’ils sont à l’école. "C’est peut-être inconfortable au départ, mais on s’habitue à tout", rassure Anne-Sophie Di Liberto. Comme infirmière chef au bloc opératoire de l’hôpital Ambroise Paré à Mons, elle en porte un quotidiennement depuis cinq ans.

"C’est devenu une routine. Au fur et à mesure de la journée, on ne le sent plus. C’est une seconde peau pour notre visage". Aux jeunes qui auraient du mal à le supporter, elle conseille de le changer assez régulièrement. "Le masque s’humidifie avec le souffle. C’est tout à fait normal et ça peut provoquer une gêne". Autre source d’inconfort : les élastiques. "Privilégiez un système d’attache derrière la tête pour éviter les douleurs derrière les oreilles à cause de la tension des élastiques".

La peur de manquer d'oxygène

Au rang des inquiétudes exprimées par certains, il y a la crainte de manquer d’oxygène… Là-dessus, l’infirmière est formelle : "Avoir quelque chose devant le nez et la bouche peut donner l’impression qu’on respire moins bien. Mais nous l’avons testé régulièrement, la saturation en oxygène ne change pas du tout qu’on porte un masque ou qu’on n’en porte pas. Dans les deux cas, l'oxygène trouve son chemin et le sang en est saturé quasiment à cent pour cent."

Anne-Sophie Di Liberto ne met pas de lunettes, mais elle connaît ce problème de buée quand on porte un masque. Pour éviter cela, les milieux hospitaliers utilisent des masques spéciaux antibuée. Et dans les écoles ? "On peut rendre hermétique le masque au niveau du nez avec un morceau de collant ou du sparadrap. Ça évite que l’air ne remonte et ne se condense sur les lunettes".

Un joli masque: pas à l'hôpital

Un autre exemple montre que ce qui est valable à l’hôpital ne l’est pas nécessairement à l’école… Le masque donne chaud, affirment certains élèves. "C’est vrai que nous, on a la chance d’avoir une température assez basse au bloc opératoire. C’est plus agréable que dans une classe chauffée et surpeuplée".

Enfin, si les jeunes peuvent rendre le masque plus fun en choisissant un modèle humoristique ou esthétique, pas question de laisser parler sa créativité à l’hôpital : "Au bloc opératoire, ce n’est pas recommandé en termes d’hygiène. On ne peut porter que le masque à visage unique. Que les élèves profitent de cette liberté pour porter un masque qui leur plaît !"

Reportage sur le masque dans les écoles secondaires (JT du 1er septembre)

Secondaire / Le masque sinvite dans toutes les écoles

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