RTBFPasser au contenu
Rechercher

Belgique

Congo : des excuses, après les regrets ?

Le couple à son départ de Melsbroeck, ce mardi matin, à destination du Congo
07 juin 2022 à 14:54 - mise à jour 08 juin 2022 à 05:31Temps de lecture1 min
Par Philippe Walkowiak

La visite du roi Philippe au Congo se déroule dans un contexte particulier. Depuis plusieurs années, les relations et le passé commun aux deux pays ont pris un tour nouveau. En Europe, un peu partout, la société civile tend à relire différemment le passé colonial. Les historiens ont fait leur travail depuis longtemps, c’est à présent à la société et à ses représentants à réexaminer cette période commune.

Regrets

En 2020, à l’occasion du 60ème anniversaire de l’indépendance du Congo, le roi Philippe exprimait ses "plus profonds regrets" pour les "actes de violence" et les "souffrances" infligés au Congo léopoldien puis belge, dans une lettre adressée au président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.

Le roi rappelait alors les "blessures, les souffrances et les humiliations" causées par la Belgique durant la période coloniale, évoquant des "actes de violence et de cruauté" lors de la première période de colonisation (1885-1908) quand le Congo était propriété personnelle du roi Léopold II, son arrière-grand-oncle. Il disait aussi regretter profondément "ces blessures du passé dont la douleur est aujourd’hui ravivée par les discriminations encore présentes dans nos sociétés".

Va-t-il répéter ces propos ou aller plus loin ?

Excuses

Depuis, régulièrement, des voix s’élèvent pour que la Belgique demande des "excuses" pour ce passé colonial. La question divise comme la présence dans l’espace public de monuments louant la colonisation.

Dans le même registre, le Premier ministre, Charles Michel avait présenté en 2019, les excuses de la Belgique aux enfants métis de la colonisation.

Quelle attitude adoptera cette fois le chef de l’État ? Au départ de cette visite royale, le Premier ministre, Alexander De Croo précisait qu’il était important d’affronter notre histoire, de dire les mots parfois un peu difficiles […] ? Pour pouvoir construire un bon futur, il faut affronter le passé.

Pour autant, le discours royal aux autorités congolaises, prévu ce mardi, ira-t-il jusqu’aux excuses officielles de la Belgique ?

Sur le même sujet

Visite royale en RDC : "Le Congo a un rôle à jouer pour l'avenir du monde entier" selon le Premier ministre Alexander De Croo

Monde Afrique

Passé colonial : la question des réparations fait débat à la Chambre

Belgique

Articles recommandés pour vous