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Politique

Conner Rousseau & Molenbeek : "C’est moi. C’est ma sœur, ma mère… qui dérangent" réagit la candidate à la coprésidence de Groen Nadia Naji

05 mai 2022 à 06:51Temps de lecture2 min
Par Africa Gordillo & Thomas Gadisseux

La Bruxelloise Nadia Naji est candidate à la présidence de Groen dans une nouvelle formule en Flandre mais bien rodée dans le sud du pays, la co-présidence. Elle se présente en ticket avec le député flamand Jeremie Vaneeckhoudt. Originaire de Molenbeek, une commune où elle a choisi de vivre, Nadia Naji fustige le bashing dont ses habitants sont victimes. "Il n’y a aucun problème à nommer les problèmes à Molenbeek. Mais je n’entends personne parler de pauvreté", réagit-elle ce mercredi dans la matinale de la Première.

Une gifle

Nadia Naji n’a jusqu’ici exercé aucun mandat mais elle est sur le terrain politique notamment en coprésidant la locale Groen de Molenbeek-Saint-Jean, voire comme conseillère politique au cabinet de la ministre bruxelloise de la mobilité Elke Van den Brandt.

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Quand le président des socialistes flamands (Vooruit) Conner Rousseau a déclaré à Humo qu’il ne se sentait pas en Belgique à Molenbeek, Nadia Naji a été heurtée en tant que femme issue de l’immigration parfaite bilingue mais aussi comme femme en politique. "Pour moi, c’est personnel. J’habite à Molenbeek et ses propos (de Conner Rousseau, ndlr) parlaient de moi. Il ne se sentait pas en Belgique parce qu’il voyait des personnes comme moi. Clairement, ça fait mal. C’est moi, c’est ma sœur, c’est ma mère, c’est mon père qu’il voit et qui dérangent", réagit la candidate à la co-présidence de Groen.

"Des propos xénophobes"

La candidate à la co-présidence du premier parti flamand à Bruxelles dénonce également les "propos xénophobes" du président des socialistes flamands à des fins de "stratégie politique". "C’est ça qui dérange", déclare-t-elle. "C’est une stratégie politique pour gagner mais en même temps pour gifler 100.000 personnes… 100.000 Molenbeekois… pour une stratégie électorale !".

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Pas question pour autant de mettre la tête dans le sable : "Il n’y a aucun problème à nommer les problèmes à Molenbeek. Mais moi, je n’ai jamais vraiment entendu quelqu’un nommer le problème de pauvreté à Molenbeek. Je n’ai pas entendu de solution pour la pauvreté à Bruxelles […] Les problèmes nécessitent une analyse correcte et pas juste une analyse anecdotique d’avoir entendu 'quelque part' que les profs ne parlent pas français ou néerlandais à l’école. C’est du n’importe quoi", s’emporte doucement Nadia Naji.

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