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Contrôle aux frontières: les Suisses refusent de tourner le dos à Frontex via referendum

15 mai 2022 à 11:04Temps de lecture1 min
Par Belga

Frontex disposera à l'avenir d'un soutien renforcé de Berne. Craignant d'être mis au ban de l'Europe, les Suisses ont dimanche accepté à 72% de donner une seconde chance à l'agence controversée de gardes-frontières, selon une projection de l'institut gfs.bern.

Les premiers résultats cantonaux provisoires confirment la tendance. 

La contribution helvétique à Frontex passera donc de 24 à 61 millions de francs d'ici 2027. Berne mettra également une quarantaine de collaborateurs à disposition de l'agence à cet horizon. La Suisse s'aligne ainsi sur le renforcement décidé par l'Union européenne après la vague migratoire de 2015.

Un renforcement décrié par des organisations de défense des réfugiés. 

Crainte d'exclusion de l'espace Schengen

Mais ça ne semble pas avoir eu grand effet sur les Suisses. La crainte d'une exclusion de l'espace Schengen l'a emporté.

Les conséquences pour l'économie et le tourisme pourraient alors atteindre plusieurs milliards, a argumenté le Conseil fédéral, soutenu par tous les grands partis, sauf la gauche. Berne n'aurait en outre plus eu accès à de nombreuses bases de données européennes, cruciales dans la lutte contre la criminalité transfrontalière.

Après avoir peiné à récolter les signatures nécessaires au référendum, les opposants échouent définitivement. Ils partaient d'ailleurs divisés. La gauche était tiraillée entre ses ailes humanitaires et europhiles.

Et les organisations de défense des migrants n'ont pas fait bloc derrière les référendaires. Amnesty International et l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés ont laissé la liberté de vote. Le soutien d'une partie des conservateurs souverainistes, traditionnellement opposés à Schengen, n'y a rien fait.

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