Dans l'air du temps

Cora Vaucaire : la Dame Blanche de Saint-Germain-des-Prés

Cora Vaucaire

© Jean Adda / INA via Getty Images

Dans sa chronique Dans l’air du temps, Réal Siellez nous propose de commencer par un dessert… Partons à la découverte de Cora Vaucaire, surnommée "La dame blanche de Saint-Germains-des-Prés".

Ce surnom de "Dame blanche de Saint-Germain-des-Prés", Cora Vaucaire les doit à une comparaison avec Juliette Greco, qui était surnommée "la dame noire". Et si sur l’échiquier de la chanson francophone l’une a laissé moins de traces que l’autre, ce n’est pas faute d’avoir marqué l’histoire de mélodies.
Cora Vaucaire notamment la première à avoir enregistré ce tube incontournable, Les feuilles mortes.

Elle est aussi celle qui défendra sans concession un répertoire moyenâgeux et dans un dépouillement qui marquait l’univers du café-concert. Elle serait centenaire aujourd’hui

Elle défendait ce qu’elle appelait "l’esprit français des textes qui expriment souvent la joie de vivre et toujours des sentiments forts". Et pourtant cette grande dame ne se voyait pas chanteuse, c’est son entourage qui croyait en elle et ce dès son jeune âge.

Et la première chanson qu’elle interprète en concours est La chanson tendre, une chanson de Francis Carco, un écrivain, poète, journaliste et parolier français qui définissait son œuvre comme "un romantisme plaintif où l’exotisme se mêle au merveilleux avec une nuance d’humour et désenchantement".

Et si sa carrière est aujourd’hui moins mise en avant que certaines légendes de Saint-Germains-des-Prés, c’est pourtant elle qui fera connaître Barbara, Léo Ferré ou encore le québécois Raymond Lévesque et son tube "Quand les hommes vivront d’amour".

Diva discrète de la chanson Rive gauche, ils sont beaucoup à lui devoir énormément : les Prévert, Kosma, Georges Delerue, Jean-Roger Caussimon, Gainsbourg, Brel, Brassens ou encore Aragon.

Elle voulait être comédienne, et elle restera une grande chanteuse. Toute sa vie, elle préfère l’intimité des cabarets aux grandes scènes de music-hall : elle ne faisait qu’un soir à l’Olympia et un mois à Bobino.

Ce matin on se souvient, 8 ans après sa disparition. "Trois petites notes de musique", un texte d’Henri Colpi sur une musique de Georges Delerue pour le film "Une aussi longue absence" en 1961.
 

Cora VAUCAIRE - Trois petites notes de musique

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