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Politique

Cordon sanitaire : Benoît Piedboeuf coordonnera une proposition MR de modernisation des textes

Georges-Louis Bouchez et Benoît Piedboeuf, MR

Le Conseil du MR s’est réuni lundi matin sur la question du cordon sanitaire, auquel le président du parti Georges-Louis Bouchez est accusé par d’autres formations politiques d’avoir attenté en débattant, jeudi soir à la VRT, avec le président du Vlaams Belang (extrême droite).

Après de "riches échanges", l’instance souveraine du parti a confié au chef de groupe à la Chambre, Benoît Piedboeuf, la coordination avec les autres chefs de groupe parlementaire MR d’une proposition visant à actualiser la Charte de la démocratie et le Code de bonne conduite, a indiqué M. Bouchez, à l’issue de la réunion. L’idée est d’aboutir pour la mi-mai.

Extrait de notre 13h de ce lundi

La Charte de la démocratie de 1993 a institué pour les partis francophones le cordon sanitaire politique contre l’extrême droite, après l’émergence en 1991 du Vlaams Blok, prédécesseur du Vlaams Belang, qui avait déjà généré le cordon sanitaire politique en place au nord du pays. Elle a été actualisée pour la dernière fois en 2002. Elle est doublée d’un Code de bonne conduite des partis démocratiques (dès 1999) pour faire barrage à l’extrême droite, notamment par le refus de participer à des débats télévisés ou radiophoniques avec elle.

Georges-Louis Bouchez, accusé de banaliser l’extrême droite en débattant avec elle, réfute avoir commis une erreur. Un ultimatum lancé vendredi au MR par le PS, Ecolo et Les Engagés pour clarifier la position du parti avant lundi midi a été vu comme une menace d’éjection du MR de certaines coalitions gouvernementales où il peut être numériquement remplacé par Les Engagés.

"Sans aucune exception"

Anticipant l’échéance, le MR s’est engagé samedi à respecter "sans aucune exception" l’ensemble des dispositions adoptées dans les Chartes de la démocratie et le Code de bonne conduite, tout en réclamant un "approfondissement" de ces textes en y intégrant "les nouvelles menaces qui pèsent sur nos démocraties, à savoir les extrémismes de droite comme de gauche, les radicalismes religieux et les populismes en tout genre."

Mais pour le président du PS, Paul Magnette, il s’agit d’une manière de "noyer le poisson". "Le PTB est un parti démagogique […] mais on ne peut pas dire que ce soit un parti raciste et xénophobe, qui menace la démocratie", a-t-il déjà réagi lundi matin au micro de Bel RTL. PS, Ecolo et Les Engagés avaient indiqué dès vendredi qu’ils présenteraient prochainement à tous les partis démocratiques francophones une initiative pour actualiser et renforcer la Charte de la Démocratie. DéFI compte également sur une mise à jour entre partis démocratiques du Code de bonne conduite.

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