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Coronavirus : 41e et dernier baromètre de la motivation, le Belge se sent mieux, et est prêt à se vacciner en cas de nouveau variant

07 juin 2022 à 16:00Temps de lecture3 min
Par Aline Delvoye

C’est presque devenu une habitude. Plus de 100 fois, la parole a été donnée aux Belges dans le cadre du Baromètre de la Motivation. Il est mené par un groupe de psychologues de quatre universités : ULB, UCLouvain, UGent et KU Leuven. 

Comme l’expliquent ses responsables, l’objectif était de " recueillir un ensemble de données empiriques évaluant le soutien aux mesures, l’engagement motivationnel et le bien-être psychologique de la population ".

Cette fois c’est le dernier et 41e rapport qui est publié. 31.472 personnes ont été interrogées entre le 29 avril et le 15 mai. Il s’agissait majoritairement de néerlandophones (77%) et d’hommes (62,7%).

Le Belge suit les mesures qu’il comprend

La motivation des individus a évolué dans un sens positif. Cela a été le cas à chaque fois que les mesures ont été assouplies. Lorsque les personnes comprennent mieux les mesures et que ces mesures font sens pour elles, elles adhèrent mieux aux mesures.

Vincent Yzerbyt, professeur de psychologie sociale à l’UCLouvain et chercheur senior pour le baromètre de la motivation, précise : " les personnes estiment correctement le risque d’être infecté ou de transmettre la maladie. "

Cela les aide aussi à mieux suivre les mesures. Le port du masque en milieu médical, par exemple, est bien respecté. Les gens continuent aussi de bien se laver les mains, mais ils se rapprochent davantage physiquement puisque la perception du risque a diminué.

Plus de bien-être, moins d’exclusion

Globalement la satisfaction de vie et la vitalité des Belges interrogés augmentent. C’est sans doute lié au fait que la satisfaction des besoins psychologiques fondamentaux d’autonomie et de relation a également augmenté.

Vincent Yzerbyt, chercheur senior pour le baromètre de la motivation : " Les personnes ont le sentiment d’être plus en accord avec ce qu’elles souhaitent faire et de ne pas être bridées dans leur comportement et dans leurs décisions. " Les préoccupations liées au coronavirus, en particulier en ce qui concerne la nature imprévisible de la situation, ont considérablement diminué.

Malheureusement d’autres préoccupations, comme celles liées à la guerre et au changement climatique, prédominent plus fortement aujourd’hui. Cela se traduit aussi dans le fait que l’anxiété et la dépression ne baissent pas significativement.

Autre point important, depuis la suppression de la CST, les différences entre les personnes vaccinées et non vaccinées en termes de sentiment d’exclusion et de sentiment de choix et de liberté dans la vie, ont été réduites.

L’adhésion vaccinale dépend du passé et du futur

La volonté d’accepter une nouvelle dose de vaccin dépend fortement du fait d’avoir déjà été vacciné. Les répondants ayant déjà reçu trois doses se disent prêts à 60% pour recevoir une nouvelle dose.

Mais l’adhésion vaccinale dépend aussi du futur et de l’apparition d’un nouveau variant. Dans ce cas, ceux qui ont déjà reçu trois doses se disent prêts à 80% à en recevoir une nouvelle. Cependant ceux qui n’ont jamais été vaccinés ne veulent toujours pas l’être sauf si un nouveau variant devait apparaître. Dans ce cas de figure, 14% d’entre eux hésitent ou réfléchissent.

Mieux prendre en compte le facteur humain dans les décisions politiques

Pour les chercheurs du baromètre, il y a un grand intérêt à prendre en compte le comportement humain en amont des décisions politiques. Vincent Yzerbyt, lance un appel : " Ces décisions sont peu ou pas assez éclairées par les connaissances dont on dispose aujourd’hui sur le comportement humain et sur les facteurs qui influent le comportement humain. Une meilleure prise en compte de ces facteurs permet d’améliorer la qualité des prises de décisions et donc d’améliorer la vie des citoyens".

Ces baromètres de la motivation ont principalement été financés par un subside de l’Imami. Les responsables du baromètre encouragent les responsables politiques a continué à financer ce type de baromètre pour affronter les prochaines crises qui se profilent. Au total, il y a eu 465.000 questionnaires remplis sur une période de 26 mois.

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