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Coronavirus à Baelen : la vie d'une famille de confinés

Une famille confinée chez elle pour deux semaines témoigne

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Depuis quelques jours, ils sont des dizaines à être confinés chez eux pour une quinzaine de jours. Ce sont les personnes susceptibles d’être porteuses du coronavirus et leur famille. Un habitant de Baelen a été hospitalisé et s’est révélé positif à la maladie. Son frère et sa belle-sœur, qui travaillent tous deux avec lui, ont été placés en quarantaine à domicile, ainsi que leur fils, même s’ils ont été testés négatifs. Alors comment vivent-ils cette situation et comment s’occupent-ils ?

Il y a toujours à faire dans une maison. Il y a du linge à faire, il y a le ménage. On fait un petit peu d’exercice avec mon fils. Lui en profite pour faire du rangement dans sa chambre et pour trier des vêtements. On est conscient qu’il faut faire ce qu’on nous dit ", explique d’emblée la belle-sœur.

On est obligé de s’adapter, on fait avec. Il y a pire. J’ai des frères et des sœurs. On nous téléphone pour nous demander ce qu’on peut faire pour nous. Le boulanger m’a amené du pain qu’il a déposé devant la porte. On n’a aucun contact physique avec qui que ce soit. Et puis on est quand même dans un état grippal donc on se repose beaucoup ", confirme son mari.

La famille bénéficie en effet d’un soutien certain car en cas de quarantaine, un des problèmes qui pourrait se poser tient au ravitaillement alimentaire. Mais ici, pas de soucis : " On a un congélateur avec des légumes et de la viande. Et puis on est bien entourés. Même les amis de mon fils se proposent pour les courses. Ils les déposent, on n’ouvre pas et quand ils sont partis on va chercher ", détaille la mère de famille.

Le couple et leur fils prennent finalement la situation avec philosophie : " Il faut quand même rester conscients qu’il y a des gens d’un certain âge qu’on pourrait peut-être mettre en difficulté donc il faut faire attention. Mais pour le couple testé positif qui a été en Italie et dont la dame travaille pour nous, ils le vivent très mal. Ils ont des messages qui ne sont pas très sympas pour eux alors qu’ils n’en peuvent absolument rien. Ils ont été en Italie les 8 et 9 février, or à l’époque il n’y avait rien en Italie ", souligne le baelenois.

Finalement, on vit ça avec philosophie. Je trouve que tous les gens externes qui ne le vivent pas ont l’air beaucoup plus inquiets que nous. On a dû rappeler notre fils, qui vit avec nous. Il a dû quitter son travail. Il n’a aucun symptôme mais il va prendre son mal en patience avec nous jusqu’au 13 mars ", se résigne la dame, tout en conservant de la bonne humeur dans la voix.

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