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Santé & Bien-être

Coronavirus : ce que l'on sait à propos du "rebond de positivité" dont a été victime Joe Biden

Positif au Covid-19 le 21 juillet dernier, puis négatif, le Président américain Joe Biden a une nouvelle fois été testé positif en l’espace de neuf jours. Certes sans symptômes, il est contraint de se reconfiner alors qu’il avait suivi un traitement. Il est sans nul doute un célèbre exemple de ce que l’on appelle un rebond de positivité.

Qu’est-ce donc ce rebond de positivité ?

Après avoir été testées négatives après un isolement, certaines personnes ont eu la désagréable surprise d’être à nouveau positives quelques jours plus tard. Le rebond de positivité, c’est autrement dit une rechute car la charge virale initialement négativée est redevenue positive. Le Professeur Yves Van Laethem, infectiologue et porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19, nous apporte quelques éclaircissements : " Par ce nouveau prélèvement positif, on détecte à nouveau des fragments du virus sans pouvoir déterminer sur ce test si le virus est vivant ou si ce sont des fragments morts rémanents de l’ancienne infection active. La plupart du temps, c’est simplement l’expression de persistance de fragments viraux non actifs. Mais dans certains cas, cela pourrait être malgré tout la présence d’un virus encore actif qui se manifeste par la positivité du test. "

L’infectiologue n’exclut pas la possibilité qu’un test n’ait pas été effectué correctement, et qu’on obtienne un résultat faussement négatif. Ce qui serait peu probable dans le chef des médecins de Joe Biden.

On sait que certains d’entre nous peuvent être porteurs du virus plus longtemps à certains endroits de l’organisme

Ce qui interpelle, c’est que le Président des États-Unis a reçu ses quatre doses de vaccins. De plus, il a suivi un traitement antiviral qui n’a pas empêché le rebond de positivité. Il s’agit du Paxlovid, un médicament commercialisé par la firme Pfizer. Ce traitement bloque une enzyme nécessaire au virus qui lui permet de se multiplier et donc de freiner la contamination d’autres cellules dans le corps. Ce médicament est surtout administré aux personnes qui ont une fragilité immunitaire qui peuvent développer plus facilement des formes graves du Covid-19. Il s’agit des personnes immunodéficientes et des personnes âgées dont le système immunitaire n’est plus assez performant face aux virus. Yves Van Laethem souligne que : On sait que certains d’entre nous peuvent être porteurs du virus plus longtemps à certains endroits de l’organisme, comme entre autres le tube digestif. Donc la vraie durée de persistance dans le corps entier, je ne parle pas simplement des voies respiratoires, peut être moins monomorphe et moins courte que pour la majorité des gens. Dans certains cas, c’est probablement parce que l’immunité naturelle de la personne n’est pas suffisante que le médicament n’empêche pas la réexpression du virus à l’arrêt du traitement. "

Paxlovid, la face cachée du covid ?

Quant au Paxlovid qui freine la réplication du virus chez les personnes infectées, l’infectiologue évoque l’hypothèse d’être faussement négatif : " Ce traitement pourrait probablement diminuer l’expression positive du test. Puisque vous allez avoir moins de virus, ou très peu de virus qui vont sortir de la cellule. Cela pourrait permettre de moins bien détecter des fragments de virus par les tests PCR. Même si ce n’est pas impossible dans certains cas, je ne pense pas que cela puisse empêcher entièrement la détection de ces fragments de virus. Mais cela pourrait diminuer l’expression de cette positivité. "

S’il existe encore quelques zones d’ombre sur la cause d’un rebond de positivité, il concerne une minorité de la population qui reste potentiellement contagieuse.

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