Coronavirus: ces étudiants qui doivent renoncer à leur séjour à l'étranger

Harvard, Stanford, MIT, des objectifs encore plus difficiles pour les étudiants belges

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09 juil. 2020 à 15:07 - mise à jour 09 juil. 2020 à 15:07Temps de lecture2 min
Par Jean-François Herbecq avec Sophie Mergen

Ils vont devoir rester en Belgique alors qu’ils pensaient aller étudier à l’étranger : ces étudiants du supérieur se voyaient déjà en Erasmus, en Europe ou ailleurs pour suivre les cours d’une grande université américaine par exemple. Mais la crise du coronavirus est aussi passée par là, et les prive de leur séjour d’étude à l’étranger.

Chaque année, plusieurs milliers d’étudiants belges partent suivre une partie de leur cursus à l’étranger. Mais vu le contexte, leur rentrée est très incertaine. Aux Etats-Unis, les étudiants étrangers n’ont tout simplement plus droit à un visa si les cours se donnent en ligne. Ailleurs, partir ressemble parfois aussi à un casse-tête.

Cette année, il y a déjà 15% d’annulations. Parmi les étudiants qui partent quand même, 50% ont reporté leur Erasmus au deuxième quadrimestre, 43% maintiennent leur séjour et 7% font une mobilité mixte virtuelle/présentielle.

Déception et attente

Anna, étudiante de l’université de Mons, devait partir au Canada mais son séjour a été annulé il y a deux semaines. Car aucun permis d’étude n'a été délivré…

Anna ne partira pas au Canada

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"Je m’y attendais, mais c’est décevant. Même si les cours se font à distance, avec le décalage horaire, ce n’est pas possible et rentrer sur le territoire canadien est difficile". Pas de chance pour elle, car son Erasmus au Royaume-Uni avait déjà été écourté à cause du Covid ces derniers mois derniers.

Et que dire des étudiants qui sont déjà sur place et que l’on renvoie chez eux ? C’est le cas de la fille de Fabienne, étudiante est aux USA en sport-études de tennis, elle est désormais priée de quitter le territoire. Elle risque de perdre sa bourse, et le montant qu’elle a payé pour son kot déjà loué pour toute l’année prochaine. Les Etats-Unis n’accordent plus de visa aux étudiants étrangers si leur université opte pour les cours en ligne. Une décision controversée, attaquée en justice par les prestigieuses Harvard ou MIT qui parlent de chaos.

Isaac montre son université à sa soeur

Isaac se pose bien des questions sur son Erasmus à Madrid, un Master 1 en ingénieur de gestion. Après des mois d’incertitude, son Erasmus a été confirmé. "Je suis très content. Il est temps pour mois de partir, c’est une bonne expérience personnelle. Même si je dois revenir, ce sera une expérience".

Géraldine Berger, responsable du service des relations internationales à l’université de Mons, le rassure : "S’il y a une deuxième vague en Espagne, nous serons mieux préparés, en Espagne aussi. Selon les directives, en fonction de la situation, soit Isaac sera confiné dans son kot et pourra continuer à suivre ses cours en ligne, soit il faudra rentrer".

En temps normal, 280 étudiants partent en Erasmus chaque année depuis l’université de Mons. Cette université maintient les Erasmus en Europe s’ils sont essentiels, hors Europe ils sont déconseillés voire interdits. Une situation embarrassante qui risque d’allonger les études de certains étudiants pour qui l’Erasmus était obligatoire.

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