Coronavirus en Belgique : la fin prochaine des mesures budgétaires de soutien n'est pas une évidence pour le PS

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06 juil. 2021 à 08:46Temps de lecture2 min
Par Belga

L'arrêt en septembre prochain des mesures budgétaires de soutien liées à la crise sanitaire est tout sauf une évidence pour le Parti socialiste, a fait comprendre mardi le secrétaire d'État fédéral à la Relance, Thomas Dermine.

"Garder le budget en bon ordre est important pour la famille socialiste, mais à court terme, il importe d'en faire assez pour le budget, tout en ne laissant personne de côté", a souligné le socialiste dans l'émission radio De Ochtend (Radio 1, VRT).

Le week-end dernier, la secrétaire d'État au Budget Eva De Bleeker (Open Vld) avait évoqué les négociations budgétaires qui se profilent après l'été, en faisant observer que les mesures corona arrivaient à échéance fin septembre et qu'il importait de réduire le déficit budgétaire.

"La crainte que j'ai, avait-elle dit, c'est que les mesures de crise restent en place. Nous devons donc dire clairement que les mesures corona expirent à la fin du mois de septembre et ne seront pas prolongées. À moins, bien sûr, qu'il y ait une nouvelle vague. Mais bon, ne partons pas de ce principe. Nous ne devrions encore accepter des exceptions que pour les secteurs qui sont encore fermés. Je serai très vigilante à ce sujet".

L'ombre de la crise de 2008

Thomas Dermine, quant à lui, rappelle la mauvaise réponse qui avait été apportée à la crise de 2008, quand les gouvernements d'Europe avaient trop longtemps misé sur les économies et avaient ainsi prolongé la crise, tandis que les États-Unis investissaient fortement, ce qui leur a permis de se redresser plus rapidement.

"Nous courons un marathon depuis plus d'un an. Ce serait stupide de s'arrêter à cinq mètres de l'arrivée. Il faut que tout le monde soit sorti de la crise avant de s'arrêter", a commenté le secrétaire d'État à la Relance, en soulignant combien la crise avait affecté certaines parties de la population.

Le socialiste francophone est aussi revenu sur les propos du président de la N-VA Bart De Wever invitant le PS à négocier une nouvelle réforme de l'État après 2024 afin de parvenir à un "accord de séparation ordonnée". 

"Ce n'est pas à l'ordre du jour", a répondu M. Dermine. "Nous nous sommes assis à la même table l'été dernier, mais cela n'a pas fonctionné. Nous sommes maintenant dans une configuration différente, avec deux ministres en charge des réformes institutionnelles (le MR David Clarinval et la CD&V Annelies Verlinden, NDLR)", a fait observer le secrétaire d'État, en rappelant qu'en 2024, il y avait avant tout des élections.

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