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Coronavirus en Belgique: si les courbes suivent la tendance actuelle, quand pourrions-nous assouplir les règles?

05 janv. 2021 à 11:37 - mise à jour 05 janv. 2021 à 11:38Temps de lecture2 min
Par X.L.
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Bis repetita. Ce vendredi 8 janvier, un comité de concertation est annoncé, qui était censé tirer une évaluation des chiffres en vue d’un éventuel assouplissement des règles à partir de la mi-janvier.

Sauf que comme pour celui du 18 décembre, le Premier ministre Open-VLD Alexander De Croo, et le ministre de la Santé sp-a Frank Vandenbroucke ont déjà douché tous les espoirs des restaurateurs, cafetiers, et même des coiffeurs : il ne sera pas question d’assouplissement. Et ce même si certaines voix au MR, dont celles du député Denis Ducarme, s’élèvent pour réclamer des perspectives pour les "métiers de contact".


Lire aussi : Un assouplissement des règles en février ? "Je vais vous frustrer, mais on ne peut pas annoncer une date", selon Frank Vandenbroucke


Mais De Croo et Vandenbroucke, appuyés par les experts, peuvent brandir le double seuil qui avait été fixé pour envisager ces assouplissements, et qui est loin d’être atteint :

  • un taux moyen, calculé sur une période de 14 jours, de contaminations qui reste à moins de 800 cas détectés par jour pendant 3 semaines au moins.
  • un taux moyen, calculé sur une semaine, d’admissions à l’hôpital par jour, qui reste sous les 75 pendant au moins une semaine.

Et là, on en est clairement très loin. Le mois dernier, nous avions tenté d’évaluer, avec la tendance qui était celle d’alors, combien de temps il faudrait attendre pour envisager cet assouplissement. Dans notre première estimation, début décembre, l’assouplissement ne pouvait pas être attendu avant la fin janvier.

Mais lors de la seconde, quelques jours plus tard, avec le ralentissement de la baisse, celui-ci ne pouvait être envisagé avant le mois de mars, à condition toutefois que les tendances à la stagnation ne perdurent pas.

Qu’en est-il aujourd’hui ? (voir graphique ci-dessous)

  • Si l’on prend le critère des admissions, qui continuent à bien baisser après une stagnation à la mi-décembre, celui-ci, pourrait être atteint AU RYTHME ACTUEL DE LA BAISSE CONSTATEE dès début février. C'est aussi ce qu'a souligné Yves Van Laethem, porte-parole du centre interfédéral de crise, ce mardi matin : "Si ces tendances favorables se poursuivent, et seulement dans ce cas, nous pourrions atteindre le seuil fixé de 75 hospitalisations par jour autour du début du mois de février"
  • Si l’on prend le critère des contaminations (mais on sait que ce chiffre dépend aussi de la stratégie de testing, ce qui le rend moins fiable), le seuil ne serait atteint AU RYTHME ACTUEL DE LA BAISSE CONSTATEE qu’à la fin février, voire début mars.

On le répète, cette projection se base uniquement sur l’évolution actuelle des indicateurs sur base des chiffres d’une semaine par rapport à ceux de la précédente. Or, la reprise des activités, et en particulier la rentrée scolaire, tout comme les retours de vacances pourraient avoir une influence négative, et encore ralentir cette baisse. Il faudrait donc attendre de voir concrètement les effets des fêtes de fin d'année. 

Néanmoins, pour l'heure, les premiers indicateurs semblent plutôt positifs souligne Yves Van Laethem, porte-parole du centre interfédéral de crise : "Nous avons, pour l'instant et on espère que cela va perdurer, adopté des attitudes positives durant les vacances de noël. Ceci nous permet d'entamer cette année dans des circonstances, et depuis une douzaine de jours, de diminution des contaminations et des hospitalisations"

A l’inverse, il sera sans doute trop tôt encore pour voir les effets bénéfiques du vaccin.

Les chiffres de l'évolution de l'épidémie le 05 janvier 2021

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