Coronavirus en Europe : Bruxelles appelle l'Italie à mettre en place des vraies réformes

Coronavirus en Europe : Bruxelles appelle l'Italie à mettre en place des vraies réformes

© ARIS OIKONOMOU - AFP

01 sept. 2020 à 18:13 - mise à jour 01 sept. 2020 à 18:13Temps de lecture2 min
Par Belga

Ce mardi, la Commission européenne a exhorté l'Italie à réformer et à investir plutôt qu'à dresser un simple catalogue de dépenses, alors que la péninsule doit relever le défi économique posé par la pandémie de coronavirus.

En juillet, les dirigeants européens ont conclu un accord historique sur un plan de relance de 750 milliards d'euros pour faire face à l'épidémie, basé pour la première fois sur une dette commune.

Les pays bénéficiant de ce programme, en premier lieu l'Italie qui doit obtenir 209 milliards d'euros, doivent présenter leurs plans de relance nationaux à Bruxelles et l'Italie a indiqué qu'elle le ferait à la mi-octobre.

"Je suis convaincu que l'Italie a toute la capacité et le potentiel nécessaires pour relever ce défi", a déclaré le commissaire européen à l'économie, Paolo Gentiloni, lors d'une audition devant une commission parlementaire, via une liaison vidéo depuis Bruxelles.

Toutefois, un plan national ne doit pas être "un catalogue de dépenses, mais les réformes et les investissements nécessaires" pour une véritable relance de l'économie italienne, a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par l'agence Ansa.

Pour M. Gentiloni, ex-Premier ministre italien, l'Italie de devrait pas utiliser ses "200 milliards d'euros pour réduire les impôts: cela enverrait vraiment un mauvais message". Avant même la crise du coronavirus, l'Italie, troisième économie de la zone euro, était déjà confrontée à une croissance anémique et à un lourd endettement.

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte avait indiqué en août que son gouvernement travaillait "à la sélection de projets répondant directement à la logique des financements européens, qui impliquent des investissements et des réformes structurelles pour rendre le pays plus compétitif et solide".

"Nous accorderons beaucoup d'attention aux infrastructures matérielles et immatérielles, et nous voulons investir dans les écoles, les universités et la recherche. Nous en profiterons aussi pour améliorer l'efficacité de l'administration et du système judiciaire", avait-il précisé.

L'accord de l'UE sur un fonds de sauvetage, qui permet à ses membres d'emprunter conjointement, était intervenu après plusieurs mois de querelles entre l'Europe du Sud, qui appelait à la solidarité face à la crise, et des pays du Nord, dits "frugaux", qui s'opposaient à une aide directe.

Aux institutions européennes, on cherche à accorder les violons entre pays membres (direct dans notre 19h30)

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